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Les filles de Chêne Aubonne sont toujours d’attaque

Deuxième du groupe 1 de 4e ligue, l’équipe de Francisco Lopez brille aussi par son enthousiasme au sein du club de La Côte.

24 heures - 11 avril 2017

( oneclick-photo.ch )

Deuxième du groupe 1 de 4e ligue, l’équipe de Francisco Lopez brille aussi par son enthousiasme au sein du club de La Côte.

Un article paru dans l’édition du 11 Avril 2017 du 24 heures.

Elles sont sur tous les fronts. Tant sur le terrain qu’au sein du comité, ou encore quand il s’agit d’entraîner les plus jeunes, les filles du FC Chêne Aubonne donnent toujours le maximum. «Avoir une équipe féminine, ça amène un côté sympa, explique le président du club, Raymond Isoz. La nôtre a deux ans de vie et les filles sont toujours là pour donner un coup de main lorsqu’on organise un loto ou un souper de soutien. Deux d’entre elles font même partie du comité. Et puis, nous comptions 24 gamins dans notre école de foot; je suis donc bien content qu’une ou deux de nos joueuses nous aident pour les entraîner.»

L’entraide va dans les deux sens. Les filles se sentent elles aussi soutenues par leur club. La capitaine Anouchka Ruhee et ses coéquipières profitent donc d’un environnement des plus favorables pour tenter d’atteindre leur objectif de la saison: la promotion en 3e ligue. «Nous avons beaucoup de chance, nous en sommes conscientes. Le comité nous soutient énormément, précise la porte-parole de la troupe. Nous sommes prises au sérieux, au même titre que les garçons.»

Capitaine d’expérience

Anouchka Ruhee prend son rôle très à cœur. Du haut de ses 24 ans, la jeune femme, qui a déjà joué en 3e et même en 2e ligue par le passé, profite aujourd’hui de son bagage pour porter au mieux son équipe. «Je joue au foot depuis l’âge de 14 ans. J’ai commencé avec les garçons au FC Gland, avant d’intégrer différentes équipes féminines. Et me voilà au FC Chêne Aubonne. Quand on m’a demandé d’être la capitaine, j’ai eu envie de partir en courant, plaisante-t-elle. Mais les filles m’ont vite mise en confiance. J’ai un rôle de soutien. Mes coéquipières savent que je suis là pour elles, mais je tiens à ne pas me mêler de tout. Mon seul intérêt, c’est leur bien-être. J’essaie bien sûr aussi de montrer l’exemple au niveau de la discipline et du sérieux à avoir.»

Au sein d’un club essentiellement masculin, les Aubonnoises veulent prouver qu’elles sont capables de séduire. Dans le but de participer, à leur façon, à la promotion du football féminin, elles tiennent d’ailleurs une page Facebook. «Les médias parlent très peu du foot pratiqué par les femmes. Chaque année, le canton de Vaud perd deux ou trois équipes féminines. Il faudrait que l’Association cantonale se réveille», lance Francisco Lopez.

Le coach des Aubonnoises affirme préférer nettement entraîner des filles que les garçons. «Elles ne passent pas leur temps à essayer de faire du spectacle comme les pros. Dans le jeu, selon moi, elles montrent plus d’envie. Ce qui est compte pour elles, ce sont les victoires; elles sont heureuses de voir que le travail de la semaine paie.»

Invaincues en championnat

Et question ambiance sur le terrain, Raymond Isoz ne retient pas son enthousiasme: «L’équipe féminine attire du monde quand elle joue, constate le président. Cela amène du dynamisme dans le club. Du fair-play aussi, car durant les matches, ça ne gueule pas comme ça peut être le cas avec la première équipe masculine. De plus, les filles sont très soudées entre elles. C’est top. On est vraiment contents de les avoir.»

Preuve que l’expérience est positive: Raymond Isoz verrait d’un bon œil que le nombre d’équipes féminines augmente au sein de son club.

Large vainqueur de Chavornay ce dimanche (9-0), la formation de Francisco Lopez est la plus prolifique du groupe 1 de 4e ligue avec une moyenne de plus de cinq buts marqués par match. Toujours invaincue cette saison, elle occupe la deuxième place à 5 points du leader Terre Sainte mais avec un match en moins. Prochain adversaire: le FC Vallée de Joux (10e), hôte des Aubonnoises ce jeudi (20 h 15).

Un article rédigé par Joëlle Golay

 

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