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Florian Rapin rapporte trois points précieux à Gingins

L'attaquant s'est retrouvé au bon endroit au bon moment dans les arrêts de jeu de la partie de haut de classement face à Turc Lausanne dimanche. Gingins empoche trois points très précieux dans la course aux finales et se met à y croire de plus en plus fort. Turc, de son côté, n'a de loin pas dit son dernier mot et le sprint final promet d'être aussi excitant qu'indécis.

3e ligue - 8 mai 2016

L'attaquant s'est retrouvé au bon endroit au bon moment dans les arrêts de jeu de la partie de haut de classement face à Turc Lausanne dimanche. Gingins empoche trois points très précieux dans la course aux finales et se met à y croire de plus en plus fort. Turc, de son côté, n'a de loin pas dit son dernier mot et le sprint final promet d'être aussi excitant qu'indécis.

«Je vous assure que ce n’est pas la même équipe qui est allée chercher un point à Saint-Prex. Le week-end dernier, c’était autrement plus engagé et attrayant». À l’issue du match qui opposait son FC Gingins à Turc Lausanne, Laurent Jacquot avait presque l’air désolé du spectacle que venaient d’offrir ses protégés. Pourtant, ceux-ci venaient bien, à peine 5 minute auparavant grâce à un coup de tête de Florian Rapin, d’empocher une victoire capitale dans la course aux finales face à un adversaire direct. Et si le coach ginginois, qui n’a rien à reprocher à ses joueurs sur le fond, n’est pas 100% convaincu de ce qu’il a vu, c’est qu’il sait pertinemment que pour s’en tirer au sein d’un groupe aussi serré, il faudra faire encore mieux.

Laurent Jacquot: «De toutes les équipes, c’est eux qu’on redoutait le plus»

Si cette affrontement n’a pas atteint des sommets, c’est aussi que la venue du FC Turc Lausanne au Stade Charles Gorgerat était redoutée, dans un climat où la situation au classement ne laisse que très peu de place aux contre-performances: «Il y a de quoi craindre Amical Saint-Prex, leader du championnat, ou Stade Nyonnais II, qui possède l’appui de la première. Mais de toutes les équipes, c’est bien Turc Lausanne qu’on redoutait le plus. C’est certainement l’effectif le plus expérimenté de notre groupe, et avec la situation au classement, on s’attendait clairement à une partie très compliquée. On peut être vraiment contents du résultat. D’autant plus qu’on jouait sans certains titulaires habituels, notamment en défense. Je pense qu’on peut affirmer que les joueurs les ayant remplacé aujourd’hui ont parfaitement tenu leur rôle».

Turc n’a jamais trouvé les solutions

Effectivement, si la cage de Yannick Nigra est resté inviolée pendant plus de 90 minutes, c’est avant tout grâce à l’excellent travail du quatuor défensif qui la protégeait. Et si la seule véritable possibilité des Turcs de Lausanne en première période fut un tir des 20 mètres d’Arif Acikgöz, ce n’est pas anodin. À l’exception de quelques situations chaudes dans la surface de Nigra, découlant principalement de cafouillages et de balles arrêtées, les visiteurs n’ont jamais réussi à imposer leur jeu, à percer cette arrière-garde «jaune et bleue» et à se créer de réelles chances de marquer. Dans ces conditions, difficile d’espérer mieux que le match nul qui se dessinait.

Le show «Florian Rapin»

Et quand l’adversaire, guère plus en réussite durant les 60 minutes initiales, augmente le niveau, presse, et réussit là où tous échouait jusqu’alors, à savoir dans la construction d’actions qui aboutissent à un situation dangereuse, cela devient même compliqué d’espérer arracher ne serait-ce qu’un point. La rébellion pour le FCG a donc débuté dans le troisième tiers du match, et porte principalement la marque de Florian Rapin. L’avant-centre s’est secoué dans une confrontation qui manquait drastiquement de folie, voire tout simplement d’énergie, et qui se dirigeait, sans réelle revendication, vers un fade 0-0.

On peut apprécier ou non le comportement du buteur, qui s’est notamment fait l’auteur d’une flagrante simulation dans les 16 mètres pour inciter l’arbitre à siffler et lui offrir un penalty. Personne n’y a vraiment cru, mais cela voulait dire beaucoup. Des 22 acteurs présents sur le terrain, Florian Rapin était vraisemblablement celui qui désirait le plus faire pencher la balance de son côté. Alors? Il a été récompensé, presque naturellement, dans les arrêts de jeu. À la réception d’un corner, c’était lui le mieux placé, le seul en position pour faire valoir son coup de tête et tromper le portier Nicolas Berger, qui avait pourtant fait tout juste jusqu’à cet épisode. 91e minute, 1-0, et ce n’était, de loin, pas volé.

Le buteur du jour commentera que ce n’était sans doute pas le but le plus facile qu’il a eu à mettre et, vu la montagne qu’il avait loupé quelques minutes auparavant, alors qu’il s’était retrouvé seul en face à face avec le dernier rempart de Turc Lausanne, on veut bien le croire!

Fc Gingins vs Fc Turc Lausanne 1-0

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Laurent Jacquot: «Cette équipe s’est prise au jeu»

Plus qu’un but, plus qu’une délivrance (et au vu de sa célébration, le mot est faible), plus qu’un magnifique sourire sur le visage de son coach, Florian Rapin a surtout permis à son équipe de rester à égalité de points avec la II du Stade Nyonnais, second finaliste, alors que les deux formations de La Côte doivent encore se retrouver. Et dans un groupe où les places sont chères, le 2e n’étant séparé du 6e que par trois points, tout le monde, Laurent Jacquot le premier, sait bien que le moindre point est bon à prendre, ou plutôt, et même surtout, inconcevable à perdre: «Ce qu’il se passe à Gingins? C’est tout simple, cette équipe s’est prise au jeu. Elle s’est tellement prise au jeu que, maintenant, plus question qu’elle s’arrête. Désormais, on veut tout gagner. On sait que cela va être incroyablement compliqué avec toutes les bonnes formations qui nous entourent et qui veulent la même chose que nous, mais l’objectif, c’est de faire les finales et de les gagner!»

Rien n’est encore fait dans ce groupe

Si, à cause d’un classement fair-play défavorable, Gingins (36 points) devra patienter encore, au moins, une semaine de plus avant de pouvoir espérer mettre un pied au-dessus de la barre, la situation demeure sans doute encore plus frustrante pour Turc Lausanne (33), propulsé dans le groupe des poursuivants aux côtés d’Ecublens (34) et d’Italia Nyon (33).

Turc a le calendrier le plus favorable

Frustrante, peut-être, mais pas désespérée, puisque, avec la réception de Saint-Sulpice ainsi que celle de Renens, et leurs deux déplacements, pour affronter Genolier-Begnins et Lusitano Gland, les hommes de Gökan Savci possèdent probablement le tableau final le plus favorable des écuries de tête. En réalisant le sans faute, une qualification leur semble même largement accessible, au regard du nombre de confrontations directes encore au programme entre équipes de haut de tableau.Trêve de pronostics, tout reste à faire dans ce groupe. Le sprint final est lancé!

Un compte-rendu de Florian Vaney

Fc Gingins vs Fc Turc Lausanne 1-0

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Les prochains rendez-vous

Samedi prochain, à 19h, l’AF LUC-Dorigny II (7e) reçoit Gingins. Le lendemain, à 13h, Turc accueille Saint-Sulpice (9e) à Chavannes.

FC Gingins – FC Turc Lausanne 1-0 (0-0)

Buts: 90e Rapin 1-0.

Arbitre: M. Marco Paulo Rodrigues Figueiredo.

Gingins: Nigra; Rossier, Tamone, Savioz, Genet; Delmas, Courtin, Penel (80e Martin), Biscaia De Sa (87e Krebs);  Ismaili (75e Sprunger), Rapin.

Entraîneur: Laurent Jacquot.

Turc: Berger; Bekteshi, Alev, Bai, Hakan Savci; Asani (46e Emini), Kazimoglu; Eberhard (80e Scarfo); Acikgöz; Taqi, Dikosavic.

Entraîneur:  Gökan Savci.

Stade Charles-Gorgerat.

Fc Gingins vs Fc Turc Lausanne 1-0

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