Toute l'actualité du football Vaudois

Iassogna
Ineos

«Avec Mourinho, ça aurait été la même chose»

Le FC Bursins-Rolle-Perroy s'est séparé de Gabet Chapuisat, ainsi que de Quentin Gallay, co-entraîneur. Le président Daniel Rezzonico ne leur reproche pas la dernière place du BRP dans le groupe 1 de 2e ligue, mais invoque un manque d'esprit. Nedzat Sadiku, l'entraîneur de la deuxième équipe, prend les rênes.

2e ligue - 10 novembre 2015

Le FC Bursins-Rolle-Perroy s'est séparé de Gabet Chapuisat, ainsi que de Quentin Gallay, co-entraîneur. Le président Daniel Rezzonico ne leur reproche pas la dernière place du BRP dans le groupe 1 de 2e ligue, mais invoque un manque d'esprit. Nedzat Sadiku, l'entraîneur de la deuxième équipe, prend les rênes.

« Ce qu’on me reproche? D’être trop professionnel, d’être trop exigeant. Giovanni Vavassori a eu le même souci à Aubonne, c’est la mode. Ce que je constate, c’est qu’on ne peut plus amener de rigueur en 2e ligue. Allez tant pis, on ne va pas s’exciter. J’avais accepté ce défi pour rendre service, je savais que ça allait être compliqué. Je l’avais dit dès le début, d’ailleurs, vous pouvez reprendre mes déclarations d’avant-saison. Allez, la parenthèse est refermée, elle n’occupera pas une grande place dans mon parcours ». Ainsi s’est exprimé Pierre-Albert Chapuisat, une heure après avoir appris son licenciement du FC Bursins-Rolle-Perroy, dernier du groupe 1 de 2e ligue. Lui et son jeune co-entraîneur Quentin Gallay ont été priés de partir par le président Daniel Rezzonico.

Gabet Chapuisat: « On avait décidé d’arrêter de nous-mêmes, alors… »

« J’ai essayé d’amener certaines choses, que j’estimes normales à ce niveau. Mais ça ne passe pas. Soit. Je vais vous faire une confidence: une heure avant que le président ne nous dise qu’il souhaitait arrêter avec nous, Quentin et moi avions déjà discuté. On avait décidé d’arrêter de nous-mêmes, alors…. Cela fait déjà un mois qu’on se le disait. Lui et moi partageons la même exigence. », continue l’ancien international helvétique, pas traumatisé par la dernière place de son groupe à Noël. « Avec tous les blessés qu’on a eu, on ne pouvait pas faire mieux. Avec Mourinho, ça aurait été la même chose. »

Daniel Rezzonico: « Pour moi un club, c’est une famille »

Daniel Rezzonico explique sa position en termes clairs: « Je ne reproche pas la dernière place à Gabet et à Quentin. Oui, il y a eu des blessés, c’est une circonstance atténuante. Je n’ai pas de problème à le reconnaître. Je les remercie d’ailleurs tous deux pour le travail effectué sur le plan de l’engagement et de l’entraînement. Ce que j’ai moins aimé, et qui ne cadre pas du tout avec ma vision d’un club exigeant mais amateur, c’est le côté toujours un peu critique négative à l’écart des joueurs. Pour moi, un club, c’est une famille et on a besoin de dialogue et de solidarité pour avoir une équipe unie et un vestiaire engagé. Après un match perdu, j’attends de lui qu’il corrige les joueurs sur le plan footballistique et pas qu’il les traite de pives à la buvette »

Les « touristes » étaient en retard

Gabet assume, comme toujours: « Je leur ai dit que c’étaient des touristes, oui. Quand on a un match décisif à jouer et qu’à l’heure du rendez-vous on est trois, oui, on est des touristes. S’ils ne veulent pas l’entendre une fois… Il y a un souci au niveau de la philosophie du président, qui ne fait pas de la première équipe sa priorité. »

« Il faut gagner la confiance »

Daniel Rezzonico rétorque: « L’équipe-fanion est importante pour le comité au sein de la structure pyramidale. Pour moi, l’esprit de famille est important. Il faut gagner la confiance de tout le monde. Arriver dix minutes en retard pour manger des pâtes alors qu’on a une heure et demie pour les manger et que tout est préparé par le comité, ce n’est pas la fin du monde. Je suis exigeant pour tout le monde. Mais je le répète, Gabet a des compétences immenses, reconnues par tous. Ses entraînements étaient très bons, sa connaissance du football bien supérieure à la mienne. Simplement, la mayonnaise n’a pas pris sur le plan de la communication et du dialogue avec des joueurs. Il y a eu une ou deux paroles ou moqueries qui m’ont déplu, je le maintiens. La qualité d’un entraîneur se mesure à ses compétences techniques, mais aussi à sa capacité à fédérer un vestiaire, à lui donner un coeur et une âme. »

Une promotion interne au BRP

Son successeur? « Il s’agit de Nedzat Sadiku », révèle le président. Actuellement entraîneur de la II, après avoir été celui de la III, il grimpe encore un échelon dans le club. « On a opté pour une solution interne. C’est quelqu’un de très bien, qui incarne parfaitement les valeurs du club. Il mérite cette promotion. On attend de lui un engagement total. Nedzat sait se faire respecter et obtenir la discipline et est capable de maîtriser l’extra-sportif. C’est le candidat idéal », termine le président.

Gabet va privilégier le journalisme au deuxième tour

Le mot de la fin? Pour Gabet Chapuisat, qui se voit plutôt continuer dans le journalisme, sa nouvelle passion, que de reprendre une équipe. Rédacteur pour La Côte, il analyse un ou deux matches par week-end avec la verve qu’on lui connaît, en plus d’être régulièrement invité sur le plateau de Teleclub. Alors, Gabet, qu’avez-vous à dire pour conclure? « Je souhaite au BRP de se sauver, vraiment. Apparemment, cela va passer par des fondues, des raclettes et des broches, tout ce qui est bon pour l’esprit d’équipe. C’est une nouvelle méthode, je leur souhaite qu’elle fonctionne. »

C-BRP

À lire également