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Genolier-Begnins, un club pas comme les autres

La réussite du club de La Côte, leader de 2e ligue inter, est le résultat d'une politique bien menée.

2e ligue inter - 7 mars 2017

(Oneclick-photo.ch)

La réussite du club de La Côte, leader de 2e ligue inter, est le résultat d'une politique bien menée.

Un article paru dans l’édition du 7 mars 2017 du 24 heures.

«J’aime à dire qu’on est un club du Pied du Jura perdu sur La Côte. Notre identité n’a pas grand-chose à voir avec celles qu’on retrouve dans notre région.» William Rochat, le président du FC Genolier-Begnins, sait bien que cette seule affirmation ne suffit pas à décrire son club, qui n’a d’égal ni autour de lui, ni même dans tout le canton. «GB», c’est avant tout des valeurs. Cette ferveur populaire et cet esprit familial, notamment, qui lui sont enviés si loin aux alentours. La saison dernière, plus de 500 de ses spectateurs s’étaient rendus à Cossonay pour la finale de la Coupe vaudoise et presque autant étaient présents à Prilly, à l’occasion du match aller des finales de promotion de son équipe fanion. Tous ces chiffres, s’ils sont impressionnants, semblent pourtant insignifiants devant la foule jaune et verte, forte de 1’200 hommes et femmes, qui a recouvert les Gravières, le terrain de Genolier, le 19 juin dernier, jour d’ascension en 2e ligue inter. Ne cherchez pas, dans le canton, on ne fait pas mieux!

Une politique claire

Ces fidèles sont avant tout le résultat d’une politique claire et on ne peut plus saine: «Lorsqu’on nous rejoint, explique William Rochat, c’est pour deux raisons: le défi sportif et l’amour du maillot, rien de plus.» À «GB», ni salaire ni prime de match, mais caisse de bières et bonne ambiance assurée, en plus de la perspective du niveau relevé de la 2e ligue inter. «Cet hiver, poursuit-il, on a reçu 17 demandes de joueurs pour venir jouer à la «Une». Tous avaient l’argent dans un coin de la tête. Mais si on ne leur donne rien que 1 centime, on dit quoi à ceux qui paient leurs cotisations sans demander aucun dédommagement depuis des années?»

Un Mouvement Juniors pléthorique

Des joueurs attirés par le défi sportif, ils sont encore nombreux malgré tout, à l’image de Lorenzo Mancuso, un des plus prometteurs ailiers au niveau cantonal, venu gonfler les rangs des Canaris cet été, ou Maxime Renault, buteur aux 14 réalisations en première moitié de saison, en 3e ligue, arrivé cet hiver. Sinon? Le FCGB fait appel aux jeunes issus de son Mouvement Juniors pléthorique pour renforcer son fer de lance, à l’instar de Jordan Moget et de Nathan Gervaix, tous deux devenus des pièces maîtresses de l’effectif du coach Marc Studer en seulement six mois.

Jordan Moget: «Les meilleures dispositions pour progresser»

«Le fait de savoir que le club puise dans les juniors qu’il forme pour alimenter le contingent de la première équipe plutôt que d’aller voir ce qu’il se fait ailleurs, c’est un signe hyperencourageant pour nous, explique le jeune latéral, Jordan Moget. Avec la confiance que le groupe nous transmet, on se retrouve vraiment dans les meilleures dispositions pour progresser.»

Une forte demande

Derrière cette équipe fanion, brillante d’adaptation puisqu’elle caracole en tête de son groupe au niveau interrégional six mois seulement après y avoir posé le pied pour la première fois de son histoire, trois autres formations d’actifs se développent (cinq, même, en tenant compte des seniors), dans l’ombre de leur grande sœur. Un minimum, lorsqu’il s’agit de loger des jeunes ayant tracé leur chemin parmi les 22 équipes de juniors du club. «Cet été, on s’est retrouvé obligés d’inscrire une nouvelle team en 5e ligue, le premier niveau amateur. Beaucoup de garçons en fin de cursus veulent rester au club, et on souhaite être capables de répondre à leur demande», se réjouit William Rochat. Si demande il y a, c’est bien que les bases saines sur lesquelles s’appuient le club sont solides.

Un article rédigé par Florian Vaney

 
 

Article web 24 heures

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