Toute l'actualité du football Vaudois

GB-1-Prélaz
GB-2-Fromager
GB-2-Vez

Genolier-Begnins et Echichens veulent faire durer le rêve

A l'image de leur excellent premier tour, les hommes de Marc Studer et ceux d'Alain Gendron ont parfaitement entamé leur seconde moitié de championnat et profitent du moment. Où s'arrêteront-ils?

2e ligue inter - 8 avril 2017

(Oneclick-photo.ch)

A l'image de leur excellent premier tour, les hommes de Marc Studer et ceux d'Alain Gendron ont parfaitement entamé leur seconde moitié de championnat et profitent du moment. Où s'arrêteront-ils?

On leur prédisait un championnat au mieux compliqué, au pire impossible. Comment Echichens, sauvé lors de la dernière journée la saison dernière, et Genolier-Begnins, néo-promu qui n’a rien souhaité changer à ses habitudes en montant d’une ligue, allaient-ils pouvoir s’en sortir? Si la réponse demeure être un savant mélange de travail, d’esprit d’équipe, de réussite et de mystère, il n’en reste pas moins que le FCE pointe aujourd’hui au 5e rang, à cinq points du leader, et que « GB » le devance de deux rangs et deux longueurs. Et si tous deux sont conscients que la vague peut retomber à n’importe quel instant, ils savourent chaque moment comme il se doit, sans se soucier de ce qu’il viendra après. Si une bonne surprise arrive, même si cela paraît encore très loin, il faudra y réfléchir en temps voulu. Mais ce n’est clairement pas l’humeur du moment, ni sur la Côte, ni dans les hauts de Morges. Pour l’heure, ce qui compte, c’est ce qu’il se passe ce week-end, car deux grosses confrontations sont au programme.

GB a besoin de facteurs extérieurs pour faire la différence

Dimanche (15h), Genolier reçoit La Tour/Le Pâquier (2e), qui vient de laisser des plumes contre Echichens (défaite 2-1) et à Thierrens (match nul 1-1). Autant dire que les Vaudois ne réussissent clairement pas à des Fribourgeois qui ne connaissent pas une reprise aussi fructueuse que leur premier tour. Ce qui n’empêche pas Marc Studer de rester prudent: « Face aux meilleures équipes, on souffre de la comparaison dans le jeu, admet le coach de « GB ». On a besoin de certains facteurs extérieurs pour inverser la tendance. Ces rencontres face aux équipes de tête en ayant, pour notre part, toujours quelque chose à jouer, c’est idéal. Cela peut amener du monde au stade et une dimension supplémentaire à la partie qui peut nous permettre de passer devant. » Nul doute que les Canaris sauront puiser dans cette affiche et dans la petite forme actuelle de leur adversaire pour faire durer le rêve au moins deux semaines de plus.

Marc Studer: « Ne soyez pas surpris si l’on ne joue pas d’amical à Pâques »

Deux semaines, ou un week-end, c’est la pause accordée à chaque équipe à Pâques. Des petites vacances sur lesquelles comptent les Jaunes et Verts pour retrouver tout le monde, à commencer leurs deux tours, les frères Jemmely. « Greg a des soucis d’adducteurs. Julien, lui, c’est une côte que lui pose problème. Il aurait besoin de quinze jours de pause pour se remettre complètement. Néanmoins, il nous a suivi lors de tous les matches. S’il se sent, il joue, mais on essaie de le ménager un maximum. Cette pause de Pâques devrait, donc, nous faire le plus grand bien. Alors ne soyez pas surpris si l’on ne joue pas de match amical le week-end prochain, se marre le technicien des Gravières. Après ça, on devrait de nouveau pouvoir compter sur quasi tout le monde, y compris les deux frères. » Ouf, le monde respire un peu mieux, sachant que les Canaris doivent également faire sans Emmanuel Leonel, leur très bon capitaine.

« Chaque joueur qui accepte de nous rejoindre, c’est une énorme bouffée d’oxygène »

Malgré ces absences de marque, GB parvient à rester au contact des meilleurs, ramenant des points de chaque sortie et prouvant la qualité et l’homogénéité de son effectif. « Le fait qu’on n’ait toujours pas perdu cette année, c’est ce qui me fait dire qu’on a plutôt réussi notre reprise, poursuit Marc Studer. On avait pour but de prendre un maximum de points avant Pâques, et le constat est satisfaisant. Cependant, on ne produit pas encore tout à fait le football qu’on parvenait à mettre en place au premier tour. Notre force, c’est notre collectif et, forcément, la moindre absence pèse beaucoup, surtout lorsqu’on est seulement vingt dans le contingent. Pour nous, chaque joueur qui accepte de nous rejoindre est une énorme bouffée d’oxygène. D’ailleurs, Christian Liviero et Maxime Renault, qui sont arrivés cet hiver, font un excellent travail jusqu’à présent. C’est une très bonne chose de pouvoir compter sur eux. »

Les Canaris ne vont certainement pas se priver

Si le second nommé n’a pas encore trouvé le chemin des filets en match officiel, le premier n’a encaissé qu’une seule réussite en 180 minutes de jeu. Avec l’ancien portier de Perly-Certoux ainsi que Kevin Bally dans les buts, Genolier-Begnins possède une cage bien gardée. Si cela lui permettra de jouer les trouble-fêtes jusqu’au bout? « On n’y pense pas. On aimerait pouvoir rester dans ce trio de tête car on se sent capables d’accrocher n’importe qui. Malgré tout, sur les dix matches encore au programme, les grosses écuries devraient faire la différence. Pour l’instant, celles-ci continuent de perdre des plumes, alors on en profite. On est là pour gagner tous nos matches. Les calculs et autres prédictions, on commencera à les faire à deux semaines de la fin », lance l’entraîneur de « GB ».

Echichens ne pourrait pas aller mieux

Le constat, il est similaire pour Alain Gendron à Echichens, qui a pris dix des douze points en jeu depuis la reprise: « Actuellement, on ne peut pas aller beaucoup mieux, se réjouit le coach français. Tout nous réussit. On enchaîne les résultats et on a la réussite avec nous. On sait que cela ne durera sûrement pas éternellement, la roue peut tourner à tout moment. Mais, pour l’instant, on profite et on ne calcule pas. On est là pour essayer de gagner tous nos matches, alors on ne va certainement pas se plaindre quand cela se passe bien. »

Alain Gendron: « Aujourd’hui, l’équipe est récompensée pour tout ce qu’elle donne »

Si le boss du Grand-Record reste pragmatique quant aux excellents résultats de ses hommes, il ne leur enlève rien: « On a vécu une très bonne pause hivernale. Tout le monde a fourni énormément de travail, tout comme c’est le cas depuis le début de la saison, et cela ne va pas en diminuant. Si notre classement actuel est une surprise? On ne peut rien prévoir dans le football, alors c’est compliqué d’évaluer ce genre de choses. Malgré tout, j’aime à croire que le travail porte toujours ses fruits. Aujourd’hui, l’équipe est récompensée pour tout ce qu’elle donne ».

Où le FCE s’arrêtera-t-il?

Après avoir débuté en trompe l’exercice alors qu’on leur promettait l’enfer, recommencé de plus belle au deuxième tour alors qu’ils semblaient être rentrés dans le rang, Joël Reinhard et ses coéquipiers se retrouvent là, à la cinquième place d’un groupe qui ne lui fait absolument plus peur. Et on peut être persuadé que, au même titre que Genolier-Beginins, le FCE va nous offrir une fin de championnat palpitante. Pour les Echichanais, dans l’immédiat, celle-ci prend la route de Fribourg, où ils iront en découdre avec Farvagny/Ogoz (12e) en fin de journée (18h). Trois points constitueraient une nouvelle magnifique performance, une de plus dans une saison déjà amplement réussie, et rendraient, également, un fier service au FC Thierrens et, dans une moindre mesure, au Stade-Payerne, en bas du classement.

À lire également