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George Weah Junior rejoint l’armada du FC Renens

Le Libérien, fils de l'illustre George Weah, a débarqué au Censuy cette semaine! Dans l'optique de donner un coup de main au club et de se relancer, le buteur rejoint Mickaël Biron et Nemanja Stanojevic au rang des arrivées hivernales et vient compléter un effectif qui a fière allure.

3e ligue - 3 février 2017

Le Libérien, fils de l'illustre George Weah, a débarqué au Censuy cette semaine! Dans l'optique de donner un coup de main au club et de se relancer, le buteur rejoint Mickaël Biron et Nemanja Stanojevic au rang des arrivées hivernales et vient compléter un effectif qui a fière allure.

De l’AS Monaco à l’AC Milan, en passant par le PSG, l’illustre George Weah a laissé une trace indélébile dans l’Histoire du football, devenant, au passage, le premier et seul africain à remporter le trophée du Ballon d’or, en 1995. De ces deux décennies passées dans les plus hautes sphères du football professionnel, le Libérien n’a pas seulement laissé des souvenirs marquants, il a également inculqué l’amour du ballon rond à Timothy et George Weah Junior, ses fils. Le premier? Il est en train d’exploser au PSG, chez les U-19, devenant l’un des plus sûrs espoirs parisiens. Le second? Il a quitté le Tours FC, en ligue 2 française, cet été et vient de poser ses valises… au Censuy!

Trois recrues de choix

Renens avait déjà fait très fort en fin de premier tour, annonçant l’arrivée du solide Nemanja Stanojevic et de la pépite Mickaël Biron, tous deux en provenance du FC Champagne Sports, son plus sérieux contradicteur à la place de leader au sein du groupe 3 de troisième ligue. C’est, cependant, et sans faire offense à ces deux-là une seule seconde, une recrue d’un tout autre calibre qui vient se greffer à l’impressionnante armada rennannaise en la personne de George Weah Junior.

Une expérience compliquée à Tours

«Ce qui m’a amené ici? questionne le Libérien. À la base, c’est Marco Simone, que vous connaissez bien ici, qui m’avait fait venir à Tours. Il avait des plans avec cette équipe et je devais entrer dedans. Et puis, les choses ne se sont pas forcément passées comme prévu. Le coach ne s’entendait pas vraiment avec le président, j’ai connu quelques problèmes avec un genou et cela a suffi pour faire foirer l’aventure. C’est ainsi que je me suis retrouvé libre et que Renens m’a contacté. Mais, si j’ai atterri ici, c’est avant tout pour rendre service et utiliser cette expérience comme tremplin. Je suis très proche d’Enzo Stretti, qui est impliqué avec le FC Renens, depuis de nombreuses années. Il a été comme un père pour moi quand j’étais plus jeune. Lorsqu’il m’a parlé de projet, j’ai pensé: «pourquoi pas?», ça peut être une bonne expérience».

«J’ai vite compris que Renens n’était pas n’importe quel club de 3e ligue»

Le buteur a donc débarqué dans la banlieue lausannoise il y a quelques jours avec, forcément, certaines craintes inhérentes au fait de passer d’un club de deuxième division français au FCR, en… septième division helvétique. «Je l’avoue, d’abord, je n’étais pas 100% convaincu de ce choix, j’avais quelques réticences à l’idée de jouer ici. Cela représentait tout de même un pas en arrière pour moi. Puis, j’ai très vite compris que Renens n’était pas n’importe quel club et qu’il n’avait de troisième ligue que son rang dans la hiérarchie actuelle».

Un encadrement quasi-professionnel

«Pour mon premier entraînement au Censuy, enchaîne le joueur de 29 ans, on avait quatre entraîneurs à notre disposition pour nous encadrer, nous conseiller et nous faire progresser. Même en Promotion League, certains clubs ne bénéficient pas d’un pareil traitement. Que ce soit dans le vestiaire ou sur le terrain, on ne parle pas, la parole revient quasiment exclusivement aux coachs. Tout est fait pour que nous puissions progresser dans les meilleures dispositions».

«J’aspire encore à jouer le plus haut possible»

Même s’il se sent déjà très à l’aise au FC Renens, George Weah Jr. ne devrait y être que de passage. Approchant la trentaine, celui qui a effectué une pige par le Paris Saint-Germain («J’ai pu m’entraîner avec les pros, mais j’évoluais essentiellement avec la deuxième équipe») n’a de loin pas tiré une croix sur le football. «J’insiste sur le fait que je suis surtout ici pour rendre service et rebondir. J’aspire encore à jouer le plus haut possible, que ce soit en Suisse ou ailleurs, je m’en sens complètement capable», assure-t-il.

La Suisse, George Weah Jr. connaît bien

Il faut dire que le Libérien n’en est pas à son coup d’essai dans le championnat suisse, lui qui a pas mal valdingué outre-Sarine entre 2010 et 2012, en passant, notamment, par le FC Wohlen: «Je me souviens d’une saison assez folle lorsque j’évoluais avec Baden. On s’était qualifié pour les finales de 1ère ligue, à l’époque où il n’y avait pas encore de Promotion League. On avait passé le premier tour sans trop de problèmes avant de tomber sur Étoile Carouge. Le gagnant montait en Challenge League, le perdant devait tout recommencer la saison suivante. On était venu s’incliner à Genève 1-0 avant de faire match nul chez nous. Carouge était relégué l’année d’après…».

«La Bulgarie? J’y suis déjà allé, non merci!»

Ce n’est pas, pour autant, par nostalgie que George Weah Jr. est de retour en Suisse. Outre l’environnement très professionnel proposé par le FC Renens, le buteur avait à cœur de ne pas trop s’éloigner de son petit frère, de treize ans son cadet: «On m’a proposé un contrat pro en D1 bulgare, je n’avais plus qu’à signer. Mais la Bulgarie, j’y suis déjà allé, je sais à quoi ça ressemble. La pression, la corruption, les salaires impayés… Non merci! Et puis, il y a Timothy, mon frère, qui est en train de crever la plafond au PSG, avec les U-19. Lorsque j’étais à Tours, c’était facile de se voir, de rester en contact. Partir pour l’est de l’Europe, c’était aussi l’abandonner. La Suisse, ça semblait être un bon compromis. Je peux le regarder briller et aligner les buts en Youth League de tout près».

Apporter son expérience à l’équipe

«De ce que j’ai déjà pu observer, termine-t-il, on possède un effectif de grande qualité. Sans trop m’avancer, je considère qu’avec une équipe comme celle-ci, on pourrait sûrement militer deux voire trois divisions au-dessus. Maintenant, on sait que, même en 3e ligue, la concurrence est rude et que rien n’est encore fait. J’espère pouvoir faire bénéficier mes partenaires de mon expérience et que cela nous mènera dans la bonne direction».

Un printemps en 3e ligue qui s’annonce palpitant

C’est avec l’arrivée de George Weah Jr. que devrait, donc, s’achever le mercato hivernal du FCR. Une campagne de recrutement clairement basée sur la qualité au détriment de la quantité. Si cela suffira pour disputer les finales? Pour autant que les Rennannais évitent leurs petites sautes de concentration aperçues au premier tour, ils ont clairement l’effectif pour le leur permettre. Il faudra, cependant, être particulièrement solide pour venir à bout des sept autres prometteurs finalistes qui se dessinent et s’offrir une place en 2e ligue.

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