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Laurent Jacquot a transformé Gingins

L'entraîneur français, arrivé cet été au Stade Charles-Gorgerat, a amené une mentalité de gagneur à un club habitué au milieu de tableau. Le mélange fonctionne parfaitement, puisque Gingins est actuellement deuxième, après avoir battu le Stade Nyonnais de manière très convaincante dimanche. Le seul regret? Les points perdus contre les équipes de bas de classement, qui pourraient coûter cher.

3e ligue - 3 novembre 2015

(Image d'illustration)

L'entraîneur français, arrivé cet été au Stade Charles-Gorgerat, a amené une mentalité de gagneur à un club habitué au milieu de tableau. Le mélange fonctionne parfaitement, puisque Gingins est actuellement deuxième, après avoir battu le Stade Nyonnais de manière très convaincante dimanche. Le seul regret? Les points perdus contre les équipes de bas de classement, qui pourraient coûter cher.

Le bilan de Gingins cette saison parle de lui-même: 10 matches – 23 points – une 2e place au classement. Pourtant, le club de la Côte n’est pas coutumier des places de leader. Respectivement 5e, 4e et 9e des trois dernières saisons, le FC Gingins prévoyait, lui-même, de revivre une saison en position d’outsider.
Mais ça, c’était avant l’arrivée de Laurent Jacquot à la tête de la première équipe. À la base, le Français ne venait même pas pour cette place, mais dans le but de faire ses diplômes UEFA chez les juniors. Le genre de coïncidences dont on aimerait bénéficier plus souvent.

« Les joueurs m’ont suivi »

«J’ai vu le potentiel de cette équipe lorsque je suis arrivé. Puis la place d’entraîneur s’est libérée. J’étais au bon endroit, au bon moment. Je me suis dit que l’expérience ne pourrait être que positive», commente Laurent Jacquot. Mais l’entraîneur n’avait pas accepté cette place pour que son équipe joue sans réels objectifs: «Avant la saison, le club m’a parlé des résultats de l’année dernière, de cette 5e place obtenue: «Un top-5, ce serait déjà bien!», m’ont-ils dit. Je tombais presque des nues. Ce n’est pas une façon de motiver une équipe, selon moi, surtout que j’avais eu l’occasion d’admirer son potentiel. Le club s’est donc réuni, j’ai fait part de mes impressions et les joueurs m’ont suivi. Eux aussi avaient envie d’avoir un réel projet. Tous ensemble, on a donc décidé de viser un peu plus haut».

Trois renforts venus de France avec lui

En plus de son regard d’expert, Laurent Jacquot a amené avec lui, de France, trois valeurs sûres pour solidifier son groupe: «Effectivement, j’ai recruté trois joueurs que je connaissais, histoire de ne pas trop avoir les pieds dans le vide. Ils font du bien dans une équipe où il y a de grosses différences de niveau entre chacun. Malgré tout, on n’est pas deuxième pour rien. On possède un très bon groupe, très homogène entre les lignes, très compact et un bon équilibre, tout simplement». On pourrait même ajouter: «une mentalité de gagnant» à la liste du coach, tant celle-ci est nécessaire pour se détacher du projet prévu à la base et pour, ainsi, viser les places de finalistes.

La victoire de l’expérience

Si on regarde de plus près, le parcours du FC Gingins, cette saison, est tout bonnement prodigieux. À commencer par la fin, et cette victoire contre celui qui était leader avant le coup d’envoi, le Stade Nyonnais II: «Si on regarde le tableau final, la victoire semble assez tranquille. On mène 3-0 à la 50e, et on gère. Dans les faits, c’est vrai qu’on fait un match plutôt solide. Mais un des problèmes que je rencontre avec mes hommes, c’est que dès qu’on mène de deux ou trois longueurs, on arrête de jouer notre jeu et on se met à hauteur de notre adversaire. Dimanche, c’est vrai que Nyon n’a pas eu une action franche avant la 60e minute, ça aide, mais ça prouve aussi notre bonne forme. Surtout qu’ils possèdent une très bonne équipe, sans doute la meilleure techniquement parlant dans notre championnat. Le problème? Ils ont tous 18 ans… Je discutais avec leur entraîneur à la fin de notre rencontre, on se rendait compte qu’avec seulement deux ou trois gars expérimentés, cette équipe ne perdrait pas un match dans notre groupe», réagit Jacquot, perfectionniste et connaisseur jusqu’au bout.

« Genolier? On a oublié que c’était un derby »

Un regard d’expert, disait-on, pour l’homme arrivé en juin au club, et qui a déjà parfaitement cerné les équipes qui l’entourent. Le problème, il l’a aussi cerné lors de leur seul incident de parcours jusque-là, contre la lanterne rouge Genolier-Begnins qui, outre cette victoire, ne totalise qu’un seul autre point: «On sortait de deux victoires d’affilée 4-1, puis… on est arrivé là-bas la fleur au fusil. Et par-dessus tout, on a oublié que c’était un derby. Pourtant, Genolier ne m’avait pas particulièrement impressionné, le club était même déjà en-bas du classement à cette époque. Mais ils sont arrivés sur le terrain avec les bonnes valeurs, en jouant assez fort. Et quand tu vas au duel et que tu les gagnes, c’est que t’as déjà compris quelque chose au foot. Le point positif de ce match, c’est que ça a créé un déclic dans la tête de mes joueurs. Depuis, on est beaucoup plus sérieux».

2,3 points en moyenne par match

Une moyenne de 2,3 points par match, de quoi passer un hiver tranquille? Certainement pas, pour le Français. Le dernier match de l’année, contre Ecublens, est même plutôt une source d’inquiétude: «C’est ce genre de points perdus, contre Genolier-Begnins ou Lusitano Gland (match nul, l’équipe est avant-dernière), qui me fait prendre conscience qu’on est loin d’être à notre plein potentiel et qu’on peut encore beaucoup progresser. En plus, il me manque deux joueurs importants pour la rencontre d’Ecublens, ce qui va rendre notre tâche vraiment ardue. Il faudra discuter avec le comité pour voir si on ne devrait pas engager, éventuellement, un centre-avant pendant la pause, pour palier à ce genre de mésaventures».

Tous les matches valent trois points

Tous les voyants semblent, néanmoins, au vert pour ce FC Gingins qui va pouvoir passer l’hiver au chaud, probablement au-dessus de la barre. Et si les hommes de Laurent Jacquot savent garder leur sérieux et éviter les incidents de parcours contre des équipes de bas de tableau, ce qui semble amplement faisable, il y a fort à parier qu’on les retrouve en position de finalistes au printemps prochain.

Un article rédigé par Florian Vaney

Fc Turc Lausanne vs Fc Gingins 1-2

Les prochains rendez-vous

Ce dimanche à 14h30, Ecublens recevra Gingins au Croset.

FC Gingins – Stade Nyonnais II 3-1 (2-0)

Buts: 15e H. Delmas 1-0; 25e et 49e Rapin 3-0; 74e Di. Bega 3-1.

Arbitre: M. José Carlos Brandao.

Gingins: Nigra; Savioz, C. Delmas, Nixson, Rai; H. Delmas, Baechler, Penel, Coutin; Rossier, Rapin.

Entraîneur: Laurent Jacquot

Nyon: Alvarez; Azizkhodjaev, J. Tachet, Frossard, Rubangura; Mangone, Di. Bega, Ramadani, Boniface; Hysenaj, Girod.

Entraîneurs: Bruno Gorret et Michel Tachet.

Stade Charles Gorgerat. 90e, expulsion de Di. Bega (deuxième avertissement).

Fc Turc Lausanne vs Fc Gingins 1-2

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