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«On se croirait au Vélodrome!»

Taye Taïwo était de très bonne humeur ce jeudi matin. Rencontre avec le nouveau renfort du LS.

Football d'élite - 2 février 2017

(photo: www.lausanne-sport.ch)

Taye Taïwo était de très bonne humeur ce jeudi matin. Rencontre avec le nouveau renfort du LS.

«Bonjour, c’est bien vous le nouveau joueur?», lançait, le ton blagueur, Benjamin Kololli à son nouveau coéquipier, Taye Taiwo, alors que la séance d’entraînement du jeudi matin venait de s’achever. Pas de doute, le délicat deuxième tour vécu par le FC Lausanne-Sport est désormais loin derrière et l’ambiance dans laquelle le Nigérian débarque à La Pontaise est idéale. «Mon arrivée à Lausanne? Je me sens comme à la maison, on se croirait au Vélodrome ici», commentait-il, d’ailleurs, à ce sujet, sans, pour autant, faire maladroitement allusion à l’état vétuste du Stade Olympique, qui n’a pas grand chose à voir avec l’impressionnante antre marseillaise.

Le temps de jeu comme priorité

Sans club depuis la fin de son contrat à l’HJK Helsinki au mois de novembre, Taye Taiwo a donc choisi la capitale olympique pour rebondir, lui qui, a 31 ans, nourrit encore certaines ambitions: «Bien sûr que je suis ambitieux! Quel joueur de football ne l’est pas? Maintenant, les six mois qui arrivent vont être importants et me permettront de mieux me situer. Mais, si je suis à Lausanne, c’est surtout que j’ai envie de jouer. Je ne me voyais pas attendre la fin de la saison chez moi tout en me tournant les pouces devant ma télévision. J’ai besoin de temps de jeu!».

Une philosophie qui lui plaît

Si son souhait a de bonnes chances d’être exaucé dès dimanche, face à Lucerne, en compétition, le champion de France 2010 a déjà pu retrouver une partie de ses sensations à l’entraînement, là où la méthode Fabio Celestini semble parfaitement lui convenir: «Même si on ne s’est jamais croisé à Marseille (Celestini a quitté le club en 2004, Taiwo est arrivé en 2005), j’avais l’impression de le connaître en mettant les pieds à Lausanne. C’est aussi un peu ça, l’esprit de l’OM. J’ai immédiatement adhéré à sa philosophie. À l’entraînement, on fait quasiment tout avec un ballon au pied. C’est tellement plaisant. Cela fatigue, mais c’est une bonne fatigue. Celle dont j’avais besoin».

«Je ne vaux pas mieux qu’un autre»

Si le palmarès de l’ex-star de Ligue 1 est impressionnant (deux coupes de la ligue, un trophée des champions, trois participations à la Coupe d’Afrique des Nations et une à la Coupe du Monde 2010, notamment), celui-ci a posé ses valises à La Pontaise avec beaucoup d’humilité ainsi qu’un discours qui lui tient à cœur: «Que ce soit à Lausanne, à Marseille ou au Milan AC, j’ai toujours défendu une idée: celle qu’on est tous égaux au sein d’une équipe. Je suis là pour donner le meilleur de moi-même et jouer autant qu’on m’en donnera l’occasion, mais je ne vaux pas mieux qu’un autre. J’ai tout à prouver et si le coach décide de ne pas m’aligner, je devrais l’accepter».

La concurrence ne manquera pas

Même s’il part, peut-être, avec une longueur d’avance concernant la place de latéral gauche qu’il pourvoit, Taye Taiwo reste lucide et parfaitement conscient de la concurrence qui règne au sein de la défense lausannoise, comme l’a rappelé Fabio Celestini (lire ici). «C’est une très bonne chose, cela va nous pousser à donner notre maximum. Je vous l’ai dit, on aspire tous à jouer et je ne vaux pas mieux qu’un autre, je devrais me faire ma place».

Un contrat de six mois, pour l’instant

«On s’est mis d’accord pour un contrat de six mois, qui convenait plutôt bien aux deux parties. Pour la suite, cela dépendra du printemps qu’on s’apprête à vivre. Ce qui est certain, c’est qu’on est tous impatient de reprendre le championnat ce week-end. Avant ça, j’ai encore quelques visites d’appartements de prévues, histoire de ne pas passer six mois à l’hôtel», terminait avec humour le Nigérian qui vivra sa première expérience dans le championnat suisse ce dimanche.

Un article rédigé par Florian Vaney

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