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Saint-Légier a appris la valeur du travail

Daniel Puce a apporté du changement et mis les choses au clair au sein de son effectif durant l'hiver. Quatre entraînements par semaine, une culture de la gagne retrouvée et revoilà les pensionnaires de Praz-Dagoud dans la course au maintien.

2e ligue - 17 avril 2017

(Oneclick-photo.ch)

Daniel Puce a apporté du changement et mis les choses au clair au sein de son effectif durant l'hiver. Quatre entraînements par semaine, une culture de la gagne retrouvée et revoilà les pensionnaires de Praz-Dagoud dans la course au maintien.

«J’ai repris l’équipe dans des conditions un peu spéciales, commence Daniel Puce, coach de Saint-Légier. Au mois de juillet 2016, je récupère un groupe qui vient tout juste de monter. Il y avait une qualité indéniable dans ce contingent, mais la majorité ne voulait ou ne pouvait pas augmenter la charge d’entraînement de deux à trois jours par semaine, à cause du travail, des études ou de leur apprentissage. Deux jours d’entraînement pour une équipe qui vient de monter en 2ème ligue c’est peu, mais si en plus certains des joueurs ne viennent s’entraîner qu’un jour sur les deux, ça devient impossible ».

«Nous ferons le point à Noël, lorsque nous serons sous la barre»

Diplomate, sans langue de bois, Daniel Puce avertit ses joueurs avant même le début du championnat: «Je connais un peu le football, confie-t-il, et je savais que ça ne suffirait pas pour obtenir de bons résultats. Dès lors, je leur ai dit que nous ferons le point à Noël, lorsque nous serons sous la barre.» L’ancien joueur du LS ne s’est pas trompé. A l’intersaison, son équipe est relégable. «Quand j’y repense, il y avait un clair manque d’humilité de certains joueurs, et surtout un grand manque d’implication. Il était temps de changer les choses.» L’heure de faire le point arrive.

Un changement radical durant la trêve

Daniel Puce se réunit alors avec le président et le directeur technique. «Soit ils me viraient, ce que j’aurais compris car on ne vire pas 22 joueurs mais plutôt l’entraîneur, soit on faisait les choses à ma manière.» On ne peut plus clair. Le comité décide de lui faire confiance et le coach commence alors le grand chantier hivernal: quatre entraînements par semaine, pendant deux mois! «On a débuté le 16 janvier, avec de vrais entraînements, et ce jusqu’au 12 mars. Je suis de ceux qui pensent que le travail porte ses fruits », lance le technicien. De nombreux joueurs n’ont pas pu assumer une telle charge de travail en parallèle de leur emploi et ont choisi de quitter l’équipe. « Grâce au réseau de notre nouvel assistant Massimiliano Micello et le mien, nous avons fait venir douze nouveaux joueurs et nous avons pu travailler comme une équipe digne de deuxième ligue.»

Autant de points en cinq matches que durant tout le premier tour

Le résultat? Huit points en cinq matches, soit autant que lors du premier tour. A ce rythme, le FC Saint-Légier peut envisager le maintien, même si aucune victoire ne sera facile à obtenir. «Si je suis satisfait de ce début de 2ème tour? Oui et non… D’un côté, oui, car nous faisons autant de points qu’au premier tour alors qu’il reste encore beaucoup de matches au programme. De l’autre, non, car nous aurions pu en obtenir plus. Par exemple face à La Sallaz, qui a égalisé à quelques minutes de la fin du match, ou face à Sport Lausanne Benfica où l’on perd alors que l’on a joué en supériorité numérique quasi toute la rencontre.»

Huit matches, c’est ce qu’il reste au FC Saint-Légier pour continuer sur sa belle lancée et récolter le plus de points possibles afin de se maintenir en 2ème ligue. Le chemin commence par la réception du FC Montreux-Sports, deuxième du championnat et candidat à la promotion, ce soir à 20h30.

Un article rédigé par Yves Feijoo

C-Saint-Légier

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