Toute l'actualité du football Vaudois

Vevey: un nouvel hiver mouvementé

À l'image de Stefano Protopapa (photo), Vevey Sports se développe grâce à une philosophie toujours plus régionale. William von Stockalper a dû laisser filer certains de ses cadres durant l'hiver, mais le président du «VS» en a profité pour renforcer l'identité de son club.

1re ligue - 10 février 2017

(Oneclick-photo.ch)

À l'image de Stefano Protopapa (photo), Vevey Sports se développe grâce à une philosophie toujours plus régionale. William von Stockalper a dû laisser filer certains de ses cadres durant l'hiver, mais le président du «VS» en a profité pour renforcer l'identité de son club.

«Ball eine, Ball eine! Achtung, Ball eine!». La situation avait quelque chose de cocasse mercredi soir, à l’heure où Vevey Sports croisait le fer avec Monthey (2e ligue inter), sur le synthétique du magnifique et fraîchement inauguré complexe de la Saussaz, à Montreux. Peu de temps avant cette affiche amicale, William von Stockalper, le président du «VS», nous avait fait part de son idée de compenser les départs survenus cet hiver autant que possible par des joueurs soit de la région, soit formés à Team Vaud. Le résultat sur le terrain? Un récital d’ordres en allemand hurlés par Cédric Zimmermann à l’attention de Stipe Matic, dont le second nommé se serait, d’ailleurs, vraisemblablement bien passé. Rien qui ne rappelle franchement la Riviera, donc…

«Ce sont bien les deux seuls capables de discuter en allemand dans l’équipe»

Évidemment, les paroles de Cédric Zimmermann, qui a passé une bonne partie de sa carrière dans les régions bilingues du canton de Fribourg, destinées à Stipe Matic (ex-Thoune, Zurich et Wil) ne reflétaient que fort peu la philosophie suivie par William von Stockalper lors de ce mercato hivernal. «Ce sont bien les deux seuls capables de discuter en allemand dans l’équipe», plaisantait le boss du «VS», en place depuis quatre ans, à ce sujet. Non, ce dernier n’a pas menti: les Veveysans ont dû faire face à plusieurs départs importants et, pour certains, par nécessairement attendus, et ceux-ci ont eu la bonne idée de regarder, en première intention, ce qui se faisait dans les alentours pour y faire face.

Cédric Zimmermann, Stipe Matic et Diego Mutombo, c’est du lourd!

Toutefois, disons-le ainsi, Vevey Sports s’est plutôt bien développé ces dernières années. Si bien que, sans être devenu le club le plus puissant de 1ère ligue, les Copétans ont acquis certains moyens. Ainsi, ceux-ci auraient clairement eu tord de laisser passer certaines opportunités qui se sont présentées à eux cet hiver, à commencer par celles concernant les deux protagonistes de la situation évoquée précédemment. «Cédric et Stipe, c’est l’expérience, la rigueur, cette mentalité suisse-allemande, aussi, que vous avez, d’ailleurs, très bien remarqué. Ils vont nous faire du bien», explique William von Stockalper. Autre arrivée de renom, celle de Diego Mutombo, qui a, notamment, porté les couleurs d’Echallens, en provenance de Fribourg. «Avec lui, je pense qu’on ne peut pas trop se tromper, c’est sans aucun doute l’un des meilleurs défenseurs centraux actuels en 1ère ligue», poursuit-il.

Ousmane Traoré est de retour

Si ces trois arrivées ne seront certainement pas de trop pour affronter la concurrence ce printemps et assurer le maintien aussi vite que possible, puisque le discours du club reste relativement prudent, ce sont, pourtant, les trois autres coups réalisés par le «VS» cet hiver qui réjouissent le plus son président. Danilo Ianigro, auteur d’une excellente apparition face à Monthey mercredi, Jonathan Lima et Ousmane Traoré, puisque c’est de ces trois-là dont il s’agit, porteront donc le maillot jaune et bleu dorénavant. «Ousmane, on s’en était séparé l’an dernier pour des raisons extra-sportives. Il a compris notre point de vue, accepté les règles et c’est un plaisir de le retrouver», commente William von Stockalper concernant l’attaquant qui était parti disputer une saison avec Yverdon, puis Aigle, avant d’enchaîner.

Un contingent aux couleurs locales

«Danilo et Jonathan, ce sont des jeunes de la Riviera, tous les deux formés à Team Vaud. Ils rejoignent un groupe où la plupart des joueurs ont le «VS» dans le cœur, à l’image de Marco Gabriele ou de Stefano Protopapa. Ils auront de quoi prouver leur valeur et tenter de gagner leur place. En incluant ces deux dernières arrivées, notre contingent est composé de sept joueurs de Vevey ou de la Riviera et de neuf formés à Team Vaud. C’est, à mon sens, en créant un groupe capable de s’identifier au club et à ses valeurs qu’on pourra se démarquer des autres formations de pointe du groupe, à condition de ne pas rechigner à mouiller le maillot».

Vevey a perdu certains piliers

Si la direction choisie par le club ne peut qu’être applaudie, celle-ci n’a pas empêché certaines pièces maîtresses de l’effectif copétan cet automne de quitter le navire durant le trêve. Vevey a donc dû se séparer des services de Juan Rodriguez et d’Anthony Ciavardini. Tous deux ont rejoint les rangs d’Azzurri 90 Lausanne. Au rayon des départs, le «VS» doit aussi déplorer ceux de Mickaël Castejon, Carlos Moreira, Ndiaye Ndiasse et Ange Nsilu. Des éléments qui comptaient, c’est une certitude et personne ne s’en cache, même si le néo-promu semble être très vite retombé sur ses pieds.

Copet, deuxième public du canton!

«On a de l’expérience, de bons manieurs de ballon, des jeunes qui poussent, le deuxième public du canton… Franchement, il y a tout pour bien faire et s’éviter une fin d’exercice délicate», se réjouit William von Stockalper, visiblement impatient que le championnat reprenne ses droits. Le deuxième public du canton, vraiment? «On y réfléchissait l’autre, sourit-il, pour conclure. On possède une moyenne à peine en-dessous de 500 spectateurs par match. Parmi eux, 150 sont abonnés. Qui fait mieux dans le canton, mis à part le LS? Le Mont, Bavois, Nyon, Yverdon? Pour avoir regardé les chiffres récemment, aucun de ces quatre-là n’y est, sauf erreur. Donc oui, après la Pontaise, c’est à Copet qu’il faut venir pour voir du monde au stade!»

Un article rédigé par Florian Vaney

Veneta-bannière

À lire également