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Yverdon Sport se sépare de son entraîneur

Philippe Perret n'a pas survécu à la reprise difficile de son équipe. Mario Di Pietrantonio, le président du club, a annoncé lundi que le technicien neuchâtelois n'était plus l'homme de la situation.

1re ligue - 13 mars 2017

(Oneclick-photo.ch)

Philippe Perret n'a pas survécu à la reprise difficile de son équipe. Mario Di Pietrantonio, le président du club, a annoncé lundi que le technicien neuchâtelois n'était plus l'homme de la situation.

Quatre questions à Philippe Perret

Coach, quelle est votre réaction après cette annonce?

Je n’ai aucune réaction à communiquer. On regrette souvent par la suite ce que l’on dit à la presse.

On doit en conclure que vous ne partez pas en de très bons termes?

Bon… disons simplement qu’il est difficile d’avancer avec une équipe lorsque mon staff n’est pas respecté. Il n’y avait clairement plus de relation de confiance. Malgré une reprise difficile, nous restions très bien placés au classement. C’est fatiguant de devoir toujours justifier l’ensemble de nos actes. Pourquoi ce match de préparation? Pourquoi ce joueur? Pourquoi cette tactique? J’ai été constamment critiqué. Il était inévitable que nos chemins se séparent.

Vous étiez sous contrat jusqu’à quand?

Mon contrat courrait jusqu’au mois de juin. Vous savez à quoi ressemble le monde des entraîneurs, je vais faire valoir mes intérêts. Laissons calmement passer la vague.

La suite? Vous souhaitez rebondir?

Absolument! Il ne me sert à rien de me lamenter. J’ai montré par le passé et même avec Yverdon Sport que j’ai des qualités en tant qu’entraîneur. Mon but n’est certainement pas de montrer au club qu’ils ont commis une erreur en se séparant de moi, mais bien de montrer au football que je peux rebondir.

Quatre questions à Mario Di Pietrantonio

Quels sont les raisons qui vous ont poussées à vous séparer de votre entraîneur?

La qualité du jeu présentée au Stade Municipal ne plaît pas. Ni aux spectateurs, ni aux sponsors et encore moins aux dirigeants.

Pourtant, le premier tour s’est très bien déroulé, non?

Oui, nous sommes très satisfaits d’avoir passé l’hiver en position de leader. Les victoires, nous les avons décrochées grâce à nos individualités, pas suffisamment grâce au collectif. C’est ce que nous souhaitons changer. La période de préparation a été catastrophique. En huit matches amicaux, il n’y a eu que des essais: nouveaux schémas, repositionnements des joueurs… Philippe Perret a été engagé chez nous en tant qu’entraîneur de qualité. Cet hiver, force est de constater que nous nous sommes trompés en lui confiant notre équipe.

Qu’avez-vous dit à Philippe Perret?

Pour la partie sportive, je vous ai tout dit. Il restait quelques différends qui ne sortiront pas de notre séance privée. Yverdon Sport a dégagé un budget 30 à 40% supérieur à celui de ses concurrents, nous devrions survoler le championnat. Ce changement devenait inévitable. Philippe Perret n’aurait, de toute manière, pas été l’entraineur de la saison 2017/18. En continuant à jouer comme ceci, nous aurions spéculé sur une accession aux finales par nos individualités. Gagner les finales avec des individualités? Impossible! Pourquoi donc garder un coach qui ne nous suivra pas demain? C’est le bon moment, même trop tard selon certains.

Avez-vous déjà trouvé un remplaçant?

Franchement, aujourd’hui, je ne sais pas qui sera sur le banc pour la suite du second tour. Je me donne jusqu’à fin mars pour prendre une décision et rencontrer les principaux candidats. Pendant ce temps, notre directeur sportif, Philippe Demarque, reprendra l’intérim. Nous devons trouver une stabilité le plus rapidement possible.

Un article rédigé par Arnaud Bloesch

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