Azzurri n’a pas eu de réussite face à Fribourg

Patrick Isabella et Philippe Perret ont proposé deux approches différentes de la double confrontation entre Azzurri 90 et Fribourg, à quatre jours d’intervalle. Samedi, les deux équipes se sont rencontrées à Saint-Léonard en Coupe de Suisse et les Lausannois se sont imposés 4-6 après prolongations, au terme d’un match fou. Mercredi, à Chavannes, place au championnat. Le onze d’Azzurri? Deux changements, c’est tout. Nicolas Marazzi, suspendu, laissait sa place à Christophe Meoli. Marlon Baluzeyi était lui remplacé par le nouveau venu Raphael Walther, centre-avant de son état. Il a donc fallu réorganiser un peu l’équipe de départ et Patrick Isabella a opté pour un très offensif 4-2-3-1, avec six joueurs tournés vers l’avant. Pourquoi? Parce que ses deux milieux défensifs n’étaient autres que Christophe Meoli et Ayoub Rachane, deux très bons footballeurs au tempérament offensif. Voilà qui promettait du spectacle.

Ayoub Rachane et Christophe Meoli: exemplaires à mi-terrain

Philippe Perret, de son côté, avait tout changé. Fribourg, en danger de relégation, avait présenté une équipe amputée de nombreux titulaires à Saint-Léonard, la Coupe de Suisse n’étant clairement pas la priorité. Et vu que l’entraîneur du FCF savait que Nicolas Marazzi était suspendu, il avait décidé de provoquer tactiquement Patrick Isabella en plaçant deux numéros dix dans son équipe, Ermal Uka et le Brésilien Caio. Le but? Faire craquer Ayoub Rachane et Christophe Meoli, les deux milieux défensifs. L’effet? Complètement raté. Philippe Perret pensait que les deux hommes ne défendraient pas, ou pas assez. Il s’est trompé sur toute la ligne. Du coup, ce match, s’il n’a pas atteint les sommets du 4-6 de samedi dernier, a été très plaisant à regarder. Les deux équipes ont proposé du jeu et beaucoup d’intentions offensives, dans un bel état d’esprit.

Azzurri devait se rassurer défensivement

Le score final? Un 0-0 frustrant pour Azzurri, qui a eu les meilleures occasions de l’emporter. Les plus belles? A la 83e pour Mobulu M’Futi (sauvetage sur la ligne) et à la 85e pour Raphael Walther (arrêt miraculeux de Nicolas Horovitz). Ces deux ballons avaient le poids des trois points, mais les Lausannois auraient également pu tout perdre si Mickael Castejon n’avait pas sorti une très jolie parade devant Karim Chentouf (13e) ou si la frappe de Caio n’était pas passée à quelques millimètres de son poteau (33e)… Azzurri devait un peu se rassurer défensivement après ses deux dernières sorties, ponctuées par la victoire à Fribourg on l’a dit, mais aussi par une vilaine défaite en championnat à Martigny (2-1). Six buts encaissés en deux matches, voilà qui ne correspond pas aux standards de Patrick Isabella, qui fait du bloc-équipe une priorité constante. La force d’Azzurri au premier tour était de gagner 1-0, voire 2-0 les soirs de grand luxe. Le fait d’avoir offert un blanchissage à son gardien, tout en ne concédant que peu d’occasions à Fribourg, a donc fait plaisir à tout le FC Azzurri 90 mercredi.

Raphael Walther? Un attaquant travailleur, qui fait le sale boulot

Offensivement, mis à part les deux actions de fin de match pré-citées? Une tête de Luca Scalisi dans les bras d’Horovitz (23e) et, surtout, un face à face pour Raphael Walter, bien servi par une merveille de passe d’Ayoub Rachane (32e). Un mot sur Walther? Il va faire du bien à Azzurri, c’est sûr. Il est grand, puissant, combatif, et, pour sa première titularisation, il a fait ce que Patrick Isabella attend de lui: travailler pour l’équipe. Il va faire de la place et ne finira pas le deuxième tour avec 15 buts, c’est une certitude. Par contre, il peut être l’homme qui manquait à Azzurri dans les moments-clés, un de ceux qui va au charbon et fait le sale boulot pour laisser deux centimètres d’espace à Mobulu M’Futi, Jonathan Caeiro (malade mercredi) et Salou Galokho. On voit déjà qu’il est un guerrier et le genre d’attaquant que toute équipe adore. A revoir, mais il devrait s’imposer assez vite comme un titulaire indiscutable dans cette équipe, on en prend le pari.

Fribourg a défendu ce point jusqu’au bout

Au final, Azzurri remporte donc un point face à un FC Fribourg à bout de forces dès la 80e. A 10 suite à la sortie d’un joueur sur blessure alors que les trois changements avaient été effectués, les Fribourgeois n’ont même pas cherché à faire semblant dans les dernières minutes: alors qu’ils ont obtenu deux corners entre la 88e et la 90e minute, ils sont restés à… cinq contre un derrière, pour surveiller le seul Mobulu M’Futi! Cela s’appelle vouloir conserver un point à tout prix…

Il a dit à Footvaud.ch

Raphael Walther, attaquant d’Azzurri 90

Mon action à cinq minutes de la fin? Je n’ai pas de chance, le gardien fait le geste juste pour la sortir. Ça s’est joué à rien et on aurait mérité mieux. On voulait la victoire, mais on doit se contenter de ce point. Je suis satisfait de mon intégration, j’ai trouvé une superbe équipe, largement armée pour viser les finales. Ici, on a des ambitions, et on fait tout pour faire en sorte de les atteindre. J’aime bien. Pour ma première expérience hors de Suisse alémanique, j’ai visé juste. Je voulais découvrir le groupe 1, voir autre chose. Si c’est bizarre de voir un Alémanique ici? Je ne sais pas, ça vous choque (rires)? Moi, ça me va très bien, je vais pouvoir apprendre le français, voir autre chose, marquer quelques buts par ici… Combien? Je ne me suis pas fixé d’objectif. Je veux simplement qu’Azzurri gagne le plus de matches possible. Mon cas personnel passe après. Je suis un joueur de collectif, un attaquant qui aime travailler pour les autres. Bon, c’est sûr que j’ai quand même envie d’en planter un ou deux (sourire).

Les hommes du match

Le meilleur homme sur le terrain a été Ayoub Rachane, et de très loin. Il a été parfait au milieu de terrain, défendant sur chaque ballon et le conservant ensuite avec son aisance habituelle. Une prestation très convaincante, tant dans le jeu que dans l’état d’esprit. Quand il est à ce niveau-là, et on l’a toujours dit, le Marocain est un joueur de ligue nationale, au bas mot. La grande classe. Très bon match également de la charnière centrale Luca Scalisi-Roberto Elefante. Les deux hommes ont été parfaits et ont complètement éteint Karim Chentouf. Très solides.

Du côté de Fribourg, on a revu avec plaisir Manuel Kante. Le Parisien est un vrai numéro 6, mais Philippe Perret l’utilise en défense centrale. Mercredi, il a été très bon, imposant son physique et sa lecture du jeu dans chaque intervention. Un cador et l’un des tout meilleurs joueurs de 1re ligue, mais cela, on le savait déjà avant qu’il arrive. Enfin, Nicolas Horovitz a sauvé un point pour Fribourg. Au point qu’on a entendu un des attaquants d’Azzurri (non, on ne dira pas lequel) s’exclamer à la fin du match: « Avec le même gardien que samedi, on gagnait 2 ou 3-0 ce soir… »

Les prochains rendez-vous

Azzurri se déplace à Coppet pour y affronter l’US Terre Sainte, dimanche 29 mars à 15h.

Azzurri 90 – FC Fribourg 0-0

Arbitres: M. Dégallier, assisté de M. Lengacher et de M. Rossoz.

Azzurri: Castejon; S. Meoli, Scalisi, Elefante, Morganella (7e Baluzeyi); Rachane, C. Meoli; Martins, Brahimi (74e Galokho), M’Futi; Walther.

Entraîneur: Patrick Isabella

Fribourg: Horovitz; Déglise, Kante, Bondallaz, Brülhart; Zaugg; Charrière, Uka (75e Nimani), Caio, Deschenaux (66e Nzinga); Chentouf (56e Ahmeti).

Entraîneur: Philippe Perret

Chavannes-près-Renens, terrain principal.

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