Encore en 2e ligue régionale il y a un peu plus d’une année, Concordia se retrouve propulsé en 1re ligue grâce à un esprit d’équipe incroyable. Pablo Soutullo, entraîneur charismatique aux émotions intenses, revient sur cette année extraordinaire avec… émotions.

Pablo, vous êtes en 1re ligue !

Je n’ai pas vraiment de mots… C’est incroyable, miraculeux qu’un club comme le nôtre atteigne un niveau si élevé. Je suis très content.

Vous parlez de miracles, mais il n’y a pas que ça, non ?

On est un peu l’extraterrestre. Sortir de la 2e ligue régionale, monter directement plus haut sans prestation, sans salaire, c’est quelque chose d’inouï, surtout avec un groupe qui est resté stable depuis plusieurs années.

Pouvez-vous évoquer votre saison ?

Ah, c’était une très belle bagarre, un championnat très compliqué avec deux équipes bien plus fortes (NDLR : Servette M-21 et Grand-Saconnex) et deux rapidement lâchées (NDLR : Azzurri et Genolier-Begnins). Pour le reste, tout se jouait dans un mouchoir de poche. Il y a un mois, on ne savait pas si on allait pouvoir se maintenir (NDLR : Concordia a terminé avec 12 unités d’avance sur Urania Genève Sport, 12e et premier relégable). Il y a eu énormément de matchs nuls et tout le monde battait tout le monde. À Concordia, on aime ça, on a relevé le défi brillamment.

Est-ce que vous avez senti quelque chose durant la saison, surtout que vous avez très mal commencé l’exercice ?

C’est vrai, c’était difficile au début avec un zéro pointé en 3 matchs et 3 points en 6 parties. On n’a pas paniqué, car on perdait sur des détails, mais après 8 rencontres, on était encore sous la barre… Mais, depuis le début de la saison, j’avais un très bon sentiment, qu’on pouvait faire plus que seulement se maintenir, on pouvait viser un top-6. On avait besoin de gagner pour rentrer dans une spirale positive et dès lors, on a pu enchainer jusqu’à la pause hivernale.

Vous terminez le championnat en fanfare avec quatre victoires consécutives ce qui vous permet de coiffer Amical Saint-Prex sur le fil grâce à un meilleur fair-play.

Notre succès face à Grand-Saconnex, qui était déjà promu était important. On les bat 8-1 avec une grande réussite et finalement on s’impose contre Azzurri 4-1 qui était sûr de descendre. Le calendrier était moins compliqué que nos adversaires directs.

Et maintenant la 1re ligue !

C’est cool (rires). C’est magnifique. Je suis très heureux pour les gars, pour le club, c’est inespéré pour les jeunes aussi.

Qu’allez-vous faire pour rendre encore plus compétitif Concordia ?

On va maintenir le groupe (NDLR Évidemment). Il a travaillé pour être ici, il mérite d’avoir cette occasion d’évoluer à ce niveau. On va garder la même philosophie, sans moyen en cherchant des joueurs de 1re ligue ou de ligues inférieures avec un fort potentiel. Mais, tout le monde doit être conscient que le projet est au centre. On a la chance d’être le seul club lausannois dans cette catégorie avec de belles installations.

Pouvez-vous nous donner des détails supplémentaires sur les profils recherchés ?

Pas vraiment, on cherche 2-3 joueurs qui connaissent la ligue, on ne peut pas être trop difficiles. On voudrait aussi donner des opportunités à des jeunes de 2e inter motivés, qui ont la dalle. Je peux néanmoins dire que 99% de l’effectif restera.

Que pourrait-on souhaiter à Concordia ?

J’aimerais que l’on continue à montrer une belle image du club avec des joueurs qui mouillent le maillot chaque week-end et que l’on soit compétitif. Si on commet des erreurs, on travaillera et on les corrigera.

La saison dernière, après votre promotion en 2e inter, vous disiez que vous n’étiez pas là pour vous maintenir, ce n’était pas votre truc… Est-ce un peu différent maintenant ?

(Temps de réflexion) Le club veut se maintenir et si ça marche, cela serait fantastique. C’est une ligue très difficile. On va jouer avec la crème de la crème des amateurs et on va relever le défi !

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