Attaquant de Terre-Sainte II, Hasim Ismail a terminé meilleur buteur du championnat de 2e ligue avec plus de 25 réussites pour la deuxième saison d’affilée, il confirme donc son statut de véritable finisseur devant le but. Footvaud est allé jusqu’à chez lui à Versoix pour venir le récompenser avec une coupe, des prises de photos. Il a même eu le droit de se confier. Extraits.

Hasim, bravo pour votre trophée qui récompense une magnifique saison. Mais avant de parler de cette dernière, pouvez-vous nous raconter votre parcours ?

Merci bien ! J’ai commencé ici à Versoix le foot. A 18 ans, je suis parti à Terre-Sainte dans le canton de Vaud et depuis je navigue entre la « une » et la « deux » du club avec une petite pige du côté de la « deux » de Nyon.

Pourquoi vous n’avez jamais réussi à vous faire une place avec l’équipe fanion ?

J’ai fait plusieurs allers-retours, une saison entière, des tests, des préparations, mais finalement, c’était non. La dernière fois, je sortais d’un bon premier tour avec 16 buts, je voulais donc jouer et pas seulement chauffer le banc, je n’ai pas eu de garanties. J’ai préféré rester en 2e ligue.

Et dommage pour les défenseurs de cette division…

(Rires)

Comment s’est passé cette saison ?

Cet été, je n’ai pas fait de préparation, j’étais moins investi, je crois que j’ai même raté le premier match. J’ai un petit garçon de deux ans et je voulais en profiter. On m’a dit que ça va être compliqué de jouer et de finir meilleur buteur, car il y a du beau monde devant avec du talent.

Dès lors, je me suis mis dans la tête que j’allais être premier de la hiérarchie. J’ai commencé à marquer et l’équipe tournait bien. On a fini à 2 unités du premier à la fin du premier tour. Et moi, je marque 16 fois. Tout marchait très bien au niveau de l’équipe. Pour ma part, je n’étais pas satisfait de mon niveau, je ne faisais pas de grands matchs de mon point de vue, en revanche je jouais plus intelligemment et j’étais mieux placé.

j’aime la pression et avoir le poids de l’équipe sur moi”

Que s’est-il passé au deuxième tour ?

C’était plus compliqué pour Terre-Sainte et moi j’ai moins marqué. J’ai commencé un boulot très physique et j’ai mis un peu de temps à m’adapter. L’équipe était moins bien, on a perdu des matchs, mais finalement on a bien terminé la saison avec une belle quatrième place. Je finis avec 25 buts, mais pour être honnête, je voulais en planter 32-33… Je suis un petit peu déçu. En gros, c’est ma meilleure saison statistiquement, mais pas au niveau du jeu.

Dans le canton de Vaud, vous vous faites gentiment un nom, mais pour ceux que qui ne vous ont jamais vu, pouvez-vous dire à quoi ressemble Hasim Ismaili sur un terrain ?

Je suis quelqu’un de physique, techniquement à l’aise et j’aime bien jouer avec mon corps. Je suis très exigeant envers moi-même et mes coéquipiers. Je suis tellement impliqué que si on perd, il m’arrive de ne pas fermer l’œil de la nuit… Le foot impacte beaucoup ma vie, même si j’ai appris à prendre du recul. Je prends mon rôle d’attaquant très au sérieux, j’aime la pression et avoir le poids de l’équipe sur moi. J’ai besoin de responsabilités pour jouer au mieux. Cette saison, j’ai progressé sur mon efficacité, il m’en faut peu pour marquer, je m’inspire beaucoup de Karim Benzema.

On a déjà évoqué avant votre parcours en 1re ligue, mais sans grand succès avec Terre-Sainte, pensez-vous encore à jouer plus haut ?

Oui, je n’ai que 26 ans, mais la 2e inter, ça ne m’intéresse pas forcément. J’ai touché à la 1re ligue et j’ai envie d’y retourner. J’aime comme ça joue. Je reste sur une déception, je n’ai pas réussi à confirmer dans cette division. Je suis sûr qu’il y a quelque chose de bien à faire. J’ai souvent entendu parler de Vevey, ça me donne envie un club bien structuré avec des ultras qui font du bruit, un terrain magnifique. Même si on peut considérer le club encore amateur, il y un cadre professionnel. Mais, je suis ouvert à d’autres propositions…

Vous auriez signé au FC Versoix en 2e ligue genevoise, est-ce vrai?

Oui, c’est le club de mon enfance, c’est un choix logique. Mais, je reste à l’écoute du marché

Merci Hasim, est-ce que vous voulez dire un dernier mot ?

Oui, je remercie sincèrement Footvaud. Vous êtes venus jusqu’à chez moi dans le quartier de La Pelotière à Versoix. C’est là où je suis né, j’ai fait mes premiers pas dans le foot et développé ma technique dans les petits espaces. C’est un joli clin d’œil. Et encore merci à Footvaud de votre implication dans le foot vaudois. Je trouve ça bien. Continuez comme ça.

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