Deuxième meilleur buteur de 2e ligue, Marco Le Rose, sait ce qu’il veut et où il désire aller avec Lonay ou un autre club. En effet avec 13 réussites en championnat - il est le dauphin de Hasim Ismaili (16 réalisations avec Terre-Sainte II) -, il devrait attirer l’attention d’écuries de 2e ligue inter, où il avait brillé avec Echichens.

Avant de le voir peut-être « quitter » le foot des talus, Footvaud s’est intéressé à cet attaquant qui n’a pas sa langue dans la poche, qui a évolué en Espagne et met la misère à tous les joueurs du canton à FIFA. Rencontre.

Bonjour Marco, quel premier tour !

Oui, autant sur le plan personnel qu’avec Lonay cela s’est bien passé (NDLR L’équipe de Jordi Peracaula, entraîneur, pointe au 5e rang du groupe 1 de 2e ligue).

Personne ne s'imaginait que vous alliez débarquer en Faclay après de bonnes performances du côté d’Echichens en 2e inter.

J’avoue que c’est surprenant, mais je suis un footballeur qui a besoin de temps de jeu, c’est primordial pour moi. Après la deuxième vague du COVID, je suis allé à Ecublens avec un ami Tim Büschi. Il restait trois parties et le comité m’a demandé si je pouvais les aider à sauver le club de la relégation en 3e ligue. On a fait ce pour quoi on nous a « engagés ». On a gagné la première rencontre contre Dardania Lausanne, et fait match nul le week-end suivant à Saint-Légier: le travail était fait. Mon intention était de les aider et surtout d'évoluer pendant 90 minutes pour reprendre le rythme.

Comment êtes-vous arrivé à Lonay ?

Un peu par hasard (sourire). J’ai regardé un match, car un ami jouait et Jordi (NDLR Peracaula) m’a dit qu’il cherchait un attaquant. Il m'a convaincu, c’était un bon défi, je savais que j’allais avoir la confiance de l’entraîneur, pouvoir me remettre en forme, prendre du plaisir et rejoindre des potes.

Marco Le Rose face en possession du ballon

Pour leur seconde saison en 2e ligue, les « Jaune et Rouge » s’en sortent très bien avec un cinquième rang. Que pensez-vous de cette formation ?

Il y a beaucoup de jeunes qui viennent de la 4e ligue, qui ont dû s’adapter d’abord à la 3e ligue avant le grand saut. Cela peut prendre du temps de se mettre au niveau. (Il marque un temps d’arrêt). Peut-être que j’en demande trop à mes coéquipiers.

Vous avez joué plus d’une cinquantaine de matchs en 2e ligue inter, y a-t-il une grosse différence avec la 2e ligue ?

Il y a très peu de différence, en revanche avec la 1re ligue, c’est un autre monde, ça change beaucoup, ce ne sont pas forcément les individualités qui ressortent, mais c'est le collectif qui est fort.

« Je ne cours pas vite. Heureusement que je sais marquer des buts »

Marco Le Rose, attaquant du FC Lonay

Vous avez joué seulement une dizaine de rencontres dans cette ligue, pourquoi?

Je n’ai jamais eu ma chance avec les M-21 (NDLR Team Vaud), ce n’était pas comme aujourd’hui où les entraîneurs misent vraiment sur les jeunes, des 2003 même des 2004 sont titulaires, alors que quand j’y étais il y avait des gars de 26-27 ans… Après, j’ai joué avec La Sarraz, avec Karlen comme coach, mais malheureusement je me suis blessé.

Comment vous décririez-vous en tant que footballeur ?

Franchement, je ne cours pas vite, je ne suis pas très bon en dribble. Heureusement que je sais marquer des buts (rires).

Vous avez 24 ans, vous inscrivez beaucoup de goals, il y a sûrement l’envie de voir à nouveau plus haut, non ?

J’espère repartir un jour vers un plus haut niveau, je ne vais pas le cacher. J’ai montré lors de ce premier tour que je n’avais rien perdu.

Quels sont vos objectifs pour ces prochaines années ?

Le plus important est de prendre du plaisir, peut-être grappiller quelques ligues aussi, jouer le plus haut possible.

Quel est votre plafond de verre ?

Je ne sais pas, il faut voir étape par étape… J’ai mis mes buts en 2e inter, j’aimerais retourner en 1re ligue pour en planter quelques-uns (sourire). Ça serait bien d’y évoluer un tour, une ou deux années. Je m’adapte bien à la ligue dans laquelle je joue. Du coup, j’ai peur de le faire avec la 2e ligue.

Marco Le Rose en renard des surfaces

Votre petit frère, 20 ans, est en 1re ligue avec Terre-Sainte… Est-ce que cela vous donne des idées ?

(Sourire) C’est sûr que l’on aimerait jouer ensemble. Je préfère le rejoindre, plutôt qu'il me rejoigne (rires).

Où vous imaginez-vous dans 3-4 ans?

J’aimerais continuer à marquer en 2e inter ou même en 1re ligue.

Dans les 100 meilleurs mondiaux sur FIFA

Tout le monde connait votre talent de buteur, mais il y a un truc que peu de personnes connaissent, c’est votre niveau sur FIFA. Racontez-nous.

En fait, j’étais parti en Espagne pendant six mois en 2018 jouer au foot. Honnêtement, j’avais peu d’amis, je m’entrainais le matin et l’après-midi, j’étais libre. FIFA 19 était sorti à ce moment-là... Je suis rentré en Suisse, j’ai un peu lâché l’affaire, mais le 20 est sorti. Je l’ai vraiment apprécié, je l’ai bien pris en main. Je battais tout le monde sur FUT (NDLR : Football Ultimate Team, mode de jeu en ligne). J’étais dans les 100 meilleurs mondiaux sur Xbox. Je gagnais tous les tournois en Suisse.

Ensuite, Lausanne-Sport m’a contacté pour devenir joueur compétitif FIFA, je représentais le "LS" . C’était une bonne période, je réalisais de grandes performances et je gagnais un peu d’argent grâce à ça. Le club m’a présenté à la Pontaise, c’était sympa, dommage que je ne sois plus avec le Lausanne ESport.

Auriez-vous des conseils à donner aux footballeurs des talus ?

Il faut jouer beaucoup d’heures évidemment. Le secret est de connaitre le jeu dès sa sortie. Après, si tu le connais par cœur, tu n’as plus vraiment besoin de le toucher. Mais, au début, c’est important d’y passer au moins 2-3h par jour. Et bien sûr, il faut toujours aller en ligne pour jouer, jamais contre l'ordinateur.

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