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Vittorio Bevilacqua face à David Moyes! Le duel des entraîneurs avait de l’allure, lundi à Evian, sur la magnifique pelouse du Stade Camille-Fournier. C’est là, face au Léman et à Lausanne, que se sont affrontés le Stade Nyonnais et Sunderland, 17e du dernier championnat de Premier League. Les Anglais ont en effet choisi de passer une semaine au bord du lac, sur les installations où l’équipe nationale d’Allemagne avait établi son camp de base durant l’Euro 2016. Autant dire que tout était idéal.

Le résultat? Une victoire 2-0 pour Sunderland, grâce à deux penalties à la 38e et à la 45e minute. Logiquement, le club aux 150 millions de francs de budget l’a emporté, mais Nyon a fait réellement mieux que se défendre. Le club anglais l’a d’ailleurs reconnu sur son site internet (www.safc.com), il a eu très chaud et aurait largement pu encaisser un but. Billy Jones, le défenseur, l’a dit ainsi: “Quand vous entendez que l’équipe d’en face est en troisième division, vous ne savez pas à quoi vous attendre… Mais il faut être juste: ils nous ont rendu la vie difficile et c’était vraiment un bon match.”  En première période, surtout, le Stade Nyonnais, disposé dans le 4-4-2 qui sera son système cette saison, a eu de belles séquences de possession de balle, tournant autour du milieu de terrain anglais à plusieurs reprises.

Preuve de l’agacement de Sunderland, Karim Chentouf (associé à Stipe Simunac en pointe) a pris quelques jolis taquets, comme bien pour signaler que les Anglais n’étaient pas sereins. Avec une équipe très jeune (Vito Mannone, Billy Jones, Jack Rodwell et Lee Cattermole seuls joueurs d’expérience au départ), Sunderland n’avait pas mis la grosse équipe, mais quand même: Nyon a été à la hauteur. Même les entrées de Charles N’Zogbia, Wahbi Khazri, Jermaine Lens et Fabio Borini n’ont pas permis aux Anglais de creuser l’écart en deuxième période. 2-0, score final.

En fin de match, nous nous sommes approchés de Guillaume Golay, le très bon défenseur central nyonnais. Il a gentiment accepté de nous parler de ce match, ainsi que de la préparation du Stade Nyonnais, à une grosse semaine de la réception du FC Bavois (le mercredi 3 août) à Colovray pour le premier match de la saison 2016/2017 de Promotion League.

 

Guillaume, le Stade a été bon aujourd’hui. C’est votre avis, aussi?

Je crois, oui! En tout cas, depuis le terrain ça donnait bien, je ne sais pas depuis les tribunes (rires). En tout cas, on n’a pas été ridicules. De loin pas, même! On aurait pu marquer en deuxième mi-temps, avec cette occasion pour Gentian Bunjaku et une ou deux autres belles situations… On peut être fiers de nous.

D’autant que Sunderland n’a pas été si dangereux que ça, marquant deux fois sur penalty.

Même si c’était une équipe avec beaucoup de jeunes, il ne faut pas minimiser notre performance. Ce sont des professionnels et on a tenu tête. Le seul regret, c’est justement ces deux penaltys, quand même. A chaque fois, ce sont des fautes bêtes, que l’on n’a pas besoin de faire… Il n’y a rien à dire, les fautes sont indiscutables, mais on aurait pu se les éviter. Et donc éviter ces deux buts juste avant la mi-temps. Dommage.

A part ça, c’est sympa de jouer sur une pelouse comme celle-là, non?

Ah oui! Bon, on n’est pas à plaindre à Colovray, mais venir là où les Allemands sont venus, jouer contre une équipe de Premier League, sur un billard comme ça, face au lac, c’est la classe. Oui, jouer dans un cadre comme ça, c’est génial. Le coach préfère quand on joue contre des équipes de notre niveau, pour savoir où on en est, mais pour nous, les joueurs, c’est tout simplement magnifique de disputer ces matches-là.

Que ce soit face au Sporting Portugal, à Burnley ou à Sunderland, vous avez perdu avec deux buts d’écart seulement, faisant de très bonnes choses. Vous pouvez quand même arriver en confiance face à Bavois, non?

Complètement. On sera prêts, il n’y a aucun souci. On a effectué une bonne préparation, on a une belle équipe. Bien sûr que je suis confiant. Franchement, quand vous voyez l’équipe qu’on a… On a de quoi être rassurés.

Vittorio Bevilacqua se verrait bien dans les trois premiers à Noël (lire ici). Et vous?

Ce qui est sûr, c’est qu’on a de quoi faire. L’équipe, on l’a, et pas seulement les grands noms. Je le dis sincèrement: tout le monde dans l’effectif aura sa chance. L’équipe du début, je pense qu’elle est en train de se dessiner gentiment, mais ce que je vois de mes plus jeunes coéquipiers me rend très optimiste. Pour garder sa place, chaque titulaire devra élever son niveau de jeu. Alors oui, on peut espérer viser haut, mais c’est toujours la même chose: ça ne sert à rien que je vous dise qu’on joue la promotion si on se retrouve 8e à Noël. C’est le terrain qui va parler.

Bavois, dans une semaine, c’est le match-piège?

Je les connais bien, pour les avoir longtemps pratiqués en 1re ligue avec Meyrin et Terre Sainte. Sur le papier, on a une meilleure équipe qu’eux, sans leur manquer de respect. Mais je vais dire à mes coéquipiers exactement ce que je vous dis aujourd’hui: si on ne se bat pas, si on ne met pas l’agressivité, on va perdre. Je sais comment joue Bavois, je sais qu’ils seront à 100% pour leur premier match en Promotion League. Ils vont mettre de l’impact physique, de la détermination. Si on n’est pas à leur niveau de ce point de vue, on aura beau avoir des joueurs techniques, on va perdre. Par contre, si on répond présent dans l’état d’esprit, je pense qu’on va arriver à faire courir le ballon et à les fatiguer. Le message, c’est celui-là.

Vous aviez le brassard ce soir. C’est défini, c’est vous le capitaine?

Non, rien n’a été décidé encore. J’ai énormément de respect pour Oliver Maric, qui le portait la saison dernière. Aujourd’hui je l’avais et c’est une grande fierté. Je suis de la région, ça me fait super plaisir et j’essaie d’en être digne, mais je n’en fais pas une priorité.

Ah, au fait, comment se passent les débuts avec Vittorio Bevilacqua? Vous le connaissiez?

Je ne le connaissais pas personnellement, mais je découvre. Ce que je peux vous dire, pour le moment, c’est que je le trouve vraiment très bon et très pertinent dans ses débriefings d’après-matches. On voit qu’il est pointu, rien ne lui échappe. C’est ce qui m’a le plus marqué pour l’instant.

Vous n’avez pas encore eu droit à son côté volcanique, alors?

Bon, pour l’instant, tout va bien, c’est la préparation. Tout le monde joue un moment, il n’y a pas de conflits. Quand il va falloir commencer à faire des choix, c’est là qu’en général, les tensions apparaissent. C’est le cas dans tous les clubs du monde. On m’a dit qu’il avait sa manière de régler les conflits, on va bien voir (rires). Bon, allez, je peux vous rassurer: on a déjà eu droit à quelques petits extraits de ce qu’il est capable de faire dans le vestiaire. C’est au groupe de s’adapter à la personnalité de son entraîneur et je ne pense pas que cela va poser beaucoup de problèmes. En tout cas pour l’instant, j’aime bien ce qu’il propose.

Sunderland-Nyon2
(www.safc.com)

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