Confrontée à une crise sanitaire sans précédent, la « Vaudoise » a imaginé plusieurs scénarios qui doivent être modifiés lors de chaque nouvelle annonce du Conseil Fédéral.

L’hiver est rude et enneigé cette année ce qui rend plus difficiles les longues heures à attendre le retour sur les pelouses du football amateur. La défaite de Lausanne contre Sion samedi soir n’a pas arrangé les choses des fans vaudois. Pire encore, les dernières nouvelles du Conseil Fédéral précipitent le football des talus dans l’expectative. Et Coronavirus perturbe toujours le bon déroulement du deuxième tour du football des talus. Plusieurs hypothèses ont été imaginées, comme celle de jouer dès le début du printemps.

Pas de compétition avant fin mars

Rien n’est encore gravé dans le marbre, Gilbert Carrard, président de l’ACVF, garde cependant un discours optimiste comme à son habitude. « On reprendra le foot en mars! En revanche, il n’y aura pas de compétition avant la fin mars. Il faut compter un minimum un mois de préparation. Outre les entraînements collectifs, les matchs amicaux pourront être organisés. » Il s’agit là d’un scénario « idéal » auquel on aimerait tous croire…

Si c’est le cas (pas de matchs avant le 28 mars), il sera nécessaire de rattraper les parties de l’année passée. « La priorité est de terminer le premier tour », commente le responsable. En moyenne, les équipes du canton ont 2-3 rencontres à jouer, mais certaines en ont plus, ce qui augmente la complexité du casse-tête… Si, à nouveau, tout se passe idéalement, le deuxième tour pourra débuter. Ce dernier sera serré, car il ne restera que 3 mois jusqu’aux vacances d’été : « On devra placer des matchs en semaine, on sera obligés. »

Gingins devrait jouer au moins 18 matchs en 12 semaines

Pour rappel, les groupes de 2e ligue sont composés de 14 équipes. C’est-à-dire que 13 rencontres devraient se dérouler, plus encore celle du premier tour, cela fait beaucoup. Par exemple, le FC Gingins, la formation la moins bien lotie en 2020, devrait se rendre sur la pelouse au moins 18 fois en l’espace de 12 semaines ! Et les finales ? « Cela semble difficile de les programmer, mais on essaiera de trouver une combine », dit le président.

Président de l’ACVF, Gilbert Carrard confirme que les promus et les relégués seront officialisés si le premier tour est terminé.

La deuxième partie de la saison 2020/2021 pourrait ne pas se dérouler en entier voire pas du tout. Tout cela dépendra du moment où le foot pourra reprendre. En résumé, si le premier tour est terminé, le championnat est validé, donc les promus et les relégués seront officialisés. « C’est le pire scénario envisagé (NDLR : pas de 2e tour), et on parlerait de celui-ci, si on ne pouvait pas rejouer avant mai, précise le patron du football vaudois. Cependant, nous devons suivre les directives de la Ligue Amateur. » Logique.

Scinder les groupes en 2 ou réduire le nombre de rencontres

Il pourrait être envisagé de réduire le nombre de matchs de la deuxième partie de la saison. « Selon un autre schéma, on pourrait finir le premier tour. On aurait donc un classement complet. Ensuite, les 6 meilleurs joueraient pour la promotion et les 6 derniers se battraient contre la relégation (NDLR en conservant les points glanés durant la phase aller). Ainsi, il pourrait y avoir 5 rencontres uniques ou, si on est chanceux, les équipes pourraient jouer ces rencontres en format aller-retour. »

Toutes ces informations sont provisoires et sont suspendues aux décisions du Conseil Fédéral. A l’ACVF, le « moral reste bon. On s’est vus pour la première fois il y a une semaine, en respectant bien sûr les mesures sanitaires. Toutes nos activités sont arrêtées, le bureau est fermé jusqu’à nouvel avis. Notre personnel est en RHT, mais 2 secrétaires sont encore à 20% pour régler certaines tâches courantes. Toutes les commissions, cours d’arbitres, d’entraîneur sont en suspens, mais beaucoup d’annulations sont à prévoir. Il y a mieux pour commencer l’année, mais il faut garder le moral. Tout le monde trépigne d’impatience de reprendre le championnat, mais avant tout, on doit attendre afin de connaître la date exacte de reprise. A ce moment-là, on y verra plus clair », s’exclame Gilbert Carrard, président de la « Vaudoise », qui ne vit pas la meilleure période de son histoire.