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Evidemment, après un 0-0 à l’aller, il y a beaucoup de questions à se poser. Est-ce un bon résultat? Comment aborder le match retour? Le SLO aurait-il mérité mieux? Forcément, les interrogations sont nombreuses et, soyons clairs, on est loin d’avoir toutes les réponses. Celles-ci tomberont samedi en début de soirée, c’est-à-dire après le match retour. D’ici-là, Andrea Binotto aura repassé ce match aller quelques fois dans sa tête et aura, sans doute, regretté les quatre grosses occasions manquées par son équipe. Sonny Kok (1re et 22e), Mobulu M’Futi (68e) et Brice Ngindu (77e) auraient tous trois pu marquer ce fameux but à l’extérieur qui aurait tout changé. Cela n’a pas été le cas, mais Stade ne peut pas se sentir trop lésé non plus. Car United Zurich a eu, très largement, les meilleures occasions de cette partie.

SLO aurait largement pu tout perdre

En une phrase? United Zurich a manqué un penalty (47e, faute de main de Fabio Rego), a tiré sur le poteau (54e) et Robin Enrico a sorti trois arrêts-miracles entre la 60e et la 64e, dont deux sur la même action, lorsqu’il a eu un double-réflexe vraiment étonnant (un arrêt de la main gauche, puis du pied sur le rebond). Et on n’oublie pas le sauvetage de Dilhan Karac sur la ligne en première mi-temps (11e). Oui, Stade-Lausanne-Ouchy aurait largement pu tout perdre sur le petit terrain de Büchlern ce mercredi. En fait, disons-le ainsi: ce match a été équilibré, Stade a été un peu meilleur dans le jeu, mais les très grosses occasions ont été zurichoises, voilà. Le match nul n’aurait donc pas été un scandale, mais Stade, bien sûr, aurait préféré un 2-2 ou un 1-1 que ce 0-0 qui est tout de même plutôt un bon résultat pour l’équipe qui doit se déplacer au retour, en règle générale.

Büchlern, un complexe très agréable

United Zurich, troisième de son groupe, est une belle équipe, il faut le dire clairement. On n’arrive pas en finale pas hasard? C’est vrai, et cela s’est vu. Dans leur complexe sportif de fort belle facture, doté d’une belle buvette, de plusieurs synthétiques et de très beaux vestiaires, les Zurichois ont montré qu’ils avaient les moyens de leurs ambitions. Büchlern? Un endroit qui ressemble à Chavannes dans l’esprit, avec ses nombreuses équipes communautaires (on est déjà fan du Galatasaray Zurich, on avoue), mais en beaucoup plus moderne. Le terrain principal? Etriqué, mais il s’agit sans contestation d’un bel endroit pour jouer au football, avec une petite tribune toute proche d’une pelouse de bonne facture. On a eu cependant un peu peur en voyant le déluge s’abattre sur Zurich en arrivant, car disputer une finale sur synthétique n’aurait pas été une très bonne nouvelle, ni pour le SLO, ni pour le spectacle. Heureusement, le temps s’est calmé et l’arbitre a pu se diriger vers le terrain en herbe sans trop d’hésitation. Ouf!

Un match très engagé, mais correct dans l’esprit

United est une équipe très physique, avec beaucoup de joueurs ayant joué plus haut, notamment à YF Juventus (Promotion League). Anciennement nommé Fenerbahce Zurich, le club n’a plus rien de turc aujourd’hui, et ne cache pas ses envies d’aller le plus haut possible. Il y a des moyens financiers dans cette formation, qui est sincèrement très intéressante. Avec l’ancien Nyonnais Alfred en pointe, soutenu par Raul Cabanas et Dein Barreiro, le trident offensif a très fière allure et il a fallu un grand SLO sur le plan défensif, et un très grand Robin Enrico, pour ne pas encaisser de but dans ce match aller.

Oui, United, c’est du sérieux et du solide, mais ce club a l’air, de prime abord, fort sympathique. L’accueil réservé au SLO a été très respectueux et l’entraîneur Sawwas Exouzidis, malgré ses allures de barbare découpeur de tête, est un monsieur charmant et très avenant, qui a beaucoup d’humour et de deuxième degré, y compris en plein match et y compris quand l’arbitre ne siffle pas dans son sens. Bien sûr, les duels ont été âpres sur le terrain, et on n’aurait pas aimé être à la place de Sonny Kok. Le blond attaquant  a pris des coups tout le match au contact des deux armoires servant de défenseurs centraux à United, et a eu de la peine à trouver des espaces. Oui, ce match a été un duel d’hommes, mais en dehors du pré, l’atmosphère générale a été plutôt sympathique, c’est à souligner aussi.

Robin Enrico, ce héros

Alors, bon ou mauvais 0-0? Vu le déroulement du match, c’est plutôt un bon résultat pour le SLO, qui n’en serait pas là sans un grand Robin Enrico. On l’a dit, mais il faut le souligner: il a été prodigieux en deuxième période, gardant son équipe dans le match à plusieurs reprises entre la 46e et la 64e. On n’a vraiment pas envie d’écarter ces premières vingt minutes de la deuxième période de notre analyse, car c’est là que tout s’est joué, à notre avis. En gardant sa cage inviolée, le portier du SLO mérite les félicitations de ses coéquipiers et de son entraîneur Andrea Binotto, lequel l’a d’ailleurs remercié en direct.

Penalty ou pas sur Brice Ngindu?

Une scène, à un quart d’heure de la fin, provoquera une autre réaction du coach du SLO, lorsque Brice Ngindu s’est retrouvé au sol dans les seize mètres zurichois (77e). Penalty ou non? Disons que c’est discutable, parce que le défenseur zurichois n’a clairement pas joué le ballon, mais y est allé avec le haut du corps. En direct, on pensait plutôt qu’il n’y avait pas faute, mais en revoyant les images à la vidéo, on opte plutôt pour une erreur d’arbitrage. Et, on n’en fera pas un paragraphe, mais on tient quand même à écrire, sur une ligne, que l’arbitrage de M. Nenad Skalonja n’a pas été le plus convaincant que l’on ait vu cette saison.

United a sans doute laissé des forces ce samedi

Alors oui, on est un peu partagé après ce 0-0 obtenu sous la pluie zurichoise, à l’heure d’en faire le résumé par écrit. D’un côté, on a envie d’écrire que le SLO s’en sort bien sur ce match, car c’est vraiment ce qu’on ressent. Mais en même temps, on se dit qu’United a laissé des forces dans cette partie, plus que le SLO à notre avis, et va peut-être ressortir frustré de ces 90 minutes, au vu de ses occasions ratées. A Vidy, sur un terrain plus grand, la maîtrise supérieure des Lausannois dans le jeu va sans doute payer. Le match de ce mercredi, sur un terrain glissant et petit, a ressemblé à un combat, ce qui est une vertu que le Stade possède, mais qui n’est pas sa force principale, disons. Par contre, si les Stadistes arrivent à développer leur jeu habituel samedi, sur leur pelouse, alors ils vont donner le tournis à un adversaire qui paiera sa débauche d’énergie de ce mercredi. Allez, on l’écrit: au vu de ce que Stade a montré toute la saison, maîtrisant chaque match à la maison et utilisant parfaitement la largeur et la profondeur de “son” Juan-Antonio Samaranch, il partira légèrement favori chez lui dans trois jours.

A Vidy samedi, ce sera une autre histoire

Pourquoi? Parce qu’il aura plus d’espaces pour trouver ses attaquants, ce qui n’a que trop rarement été le cas ce mercredi. Sonny Kok a bataillé dans les airs et au sol, mais n’a pas pu faire la différence balle au pied comme il l’aime, tout comme Mobulu M’Futi et Brice Ngindu, qui ont autant attaqué (ce qu’ils aiment) que défendu (ce qu’ils aiment moins). Et comme Andy Laugeois, Matheus Fungilo et Ahmed Mejri, les trois milieux de terrain, ont plus dû s’arracher sur chaque ballon que délivrer des caviars, la soirée a été frustrante pour les trois de devant, qui n’ont pas eu autant d’occasions de s’exprimer que lors des matches de championnat. Etonnant? Non. Les finales sont un monde à part, où seuls les meilleurs survivent. Et pour passer samedi, le SLO n’aura pas le choix: il devra gagner. La mission est claire, au moins.

Il a dit à Footvaud.ch

Sawwas Exouzidis, entraîneur d’United Zurich

Ce que je pense du résultat? Il nous est favorable. On se trouve dans une bonne position avant le match retour et c’est exactement ce que j’attendais de ce match d’aller. A la mi-temps, je sentais que mon équipe voulait absolument gagner. Je leur ai dit: “Ok, les gars, moi aussi j’ai envie de gagner, mais ce nul n’est pas mauvais pour nous!” Ils m’ont écouté et je suis content. je n’aurais pas aimé qu’on se fasse planter en contre en fin de match et qu’on soit en position défavorable. Donc pour moi, 0-0, c’est un bon résultat. Le match en lui-même? Ça a été un super-match, à mon avis. Je peux vous dire qu’on n’a jamais vu autant d’intensité cette saison ici! Vraiment, je suis fier des gars. On aurait pu gagner, on a eu les meilleures occasions, mais Stade-Lausanne a eu aussi ses possibilités. Je pense qu’aux points, on est légèrement devant et je suis confiant avant le retour. Je m’en réjouis beaucoup, pour tout vous dire, ça va être très excitant à jouer! C’est ça, le foot, non? De Stade-Lausanne je savais que c’était une équipe qui mettait beaucoup de vitesse devant et qui était solide derrière. Je n’ai pas été surpris. Je pensais qu’ils seraient très forts et ils l’ont été. Bravo, belle équipe. Mais nous aussi, on n’est pas mal, non? La seule chose que je regrette, c’est le manque d’efficacité de mes attaquants. C’est incroyable… et ça a été toute la saison comme ça, vous pouvez me croire! Contre Seuzach, on a eu quinze occasions. Pas cinq ou six, quinze. Et on perd 2-3… A l’entraînement, mes joueurs, c’est les rois. On met des retournés en pleine toile, on marque des buts de folie. Et en match, on est seul à trois mètres du but, on la met sur le poteau et elle nous revient dans la tronche. C’est à devenir fou. Mais bon, hey, c’est le football. Je me réjouis d’aller à Lausanne samedi, en tout cas!

United-SLO1

Les hommes du match

Matheus Fungilo a été le meilleur joueur de champ, les deux équipes confondues. Quelle partie du milieu défensif de Stade, qui a couru partout, récupéré un nombre incalculable de ballons et gagné absolument tous ses duels. Il a été absolument phénoménal au milieu, travaillant énormément et cherchant constamment à aller de l’avant. Evidemment, Robin Enrico mérite sa place dans cette rubrique. On a déjà dit ce que le gardien neuchâtelois avait apporté à son équipe ce mercredi soir et, bien sûr, quand on parle des hommes du match, on doit parler de lui. Enfin, impossible de ne pas mentionner Fabian Geiser. Le général a commandé ses lignes arrières avec toute l’autorité qu’on lui connaît, sortant quand il le fallait et anticipant toujours à bon escient. Qu’est-ce qu’il est fort, quand même… On a l’impression d’écrire une évidence, mais si un jour on élit le meilleur défenseur de 1re ligue, il ne finira sans doute pas deuxième.

Les prochains rendez-vous

Match retour ce samedi à Vidy, à 17h. Pour tenter d’y assister gratuitement, participez à notre concours pour gagner 25×2 billets! 

FC United Zurich – FC Stade-Lausanne-Ouchy 0-0

Arbitres: M. Nenad Skalonja, assisté de M. Claudio Marra et de M. Daniele Simoniello.

SLO: Enrico; Danner, Geiser, Rego, Karac; Laugeois, Fungilo, Mejri; Ngindu, Kok (89e Dindamba), M’Futi (80e Tebib).

Entraîneur: Andrea Binotto.

Buchlern, 410 spectateurs. 47e, Dein Barreiro tire un penalty hors-cadre.

Premier tour

Mercredi 1er juin

United Zurich – Stade-Lausanne-Ouchy 0-0

Bavois – Münsingen 1-2

Delémont – Baden 1-1

Grasshopper II – La Chaux-de-Fonds 1-4

Samedi 4 et dimanche 5 juin

Stade-Lausanne-Ouchy – United Zurich (samedi à 17h)

Münsingen – Bavois (dimanche à 14h30)

Baden – Delémont

La Chaux-de-Fonds – Grasshopper II

Deuxième tour

Mercredi 8 juin

Bavois ou Münsingen – Delémont ou Baden

Grasshopper II ou La Chaux-de-Fonds – United Zürich ou Stade-Lausanne-Ouchy

 

Samedi 11 juin

Delémont ou Baden – Bavois ou Münsingen

United Zürich ou Stade-Lausanne-Ouchy – Grasshopper II ou La-Chaux-de-Fonds

Match de barrage

Jeudi 16 juin

Match de barrage entre les deux perdants des finales. Le vainqueur sera promu en Promotion League.