S’il y a des gens qui font du bien au football vaudois, alors William Rochat en fait assurément partie. Ancien entraîneur de la I de Genolier-Begnins, en 2e ligue, il a laissé sa place à son adjoint Marc Studer à l’issue de la saison 2012/2013. Son nouveau rôle à GB? Entraîneur de la deuxième équipe, alors en 4e ligue.

Après être montés d’une ligue tout de suite, les “Cobras” ont quasiment assuré le maintien en allant remporter le “match de la saison”, dimanche dernier sur le terrain de Gland II (0-2). Des buts d’Urim Gashi et de Joé Gervaix ont permis à GB II de s’imposer et de prendre trois points importants. Le maintien? Il est dans le viseur, là, tout près. Entretien avec “Wils”, entraîneur heureux.

William, si on revient un peu en arrière, au soir de la première journée du championnat…

On venait de perdre 2-11 contre Saint-Sulpice, je m’en rappelle assez bien (rires)!

C’était un accueil assez sympa en 3e ligue pour un néo-promu!

Oui, c’est sûr! Mais bon, on n’a pas paniqué et on a marqué les points nécessaires ensuite. Le plus important, de toute façon, c’est de s’établir en 3e ligue. Pour un club comme le nôtre, pouvoir permettre aux juniors qui sortent de jouer à ce niveau, c’est intéressant.

Dans le but de les envoyer à la première?

C’est l’objectif. Un jeune qui sort de notre mouvement juniors, il n’est pas forcément prêt tout de suite. En tout cas, pas tous. Une année avec nous, c’est le bon tremplin et c’est pour ça que l’écart avec la I ne doit pas être trop grand.

Vous avez le même plaisir d’entraîner la 3e ligue que la I?

Ah oui, complètement, et je ne vous bluffe pas.

Allez…

Non, je vous assure! Ce n’est pas le niveau qui compte, c’est ce qu’on fait avec l’équipe. Ils sont là, à l’écoute, ils ont envie de progresser. Sincèrement, ils sont supers. Et on sait pourquoi on travaille. Marc Studer et moi, nous parlons régulièrement et je n’ai aucun regret d’avoir pris cette II, bien au contraire. Jouer le haut de 2e ligue c’est sympa, mais le challenge du maintien en 3e ligue est excitant aussi, après être monté l’an dernier.

Au moins, vous ne vous embêtez pas…

Ah oui, je préfère une saison comme ça plutôt que d’être en milieu de classement. On a la pression à chaque match, c’est sympa. Enfin, si ça finit bien!

Vous avez tremblé cette saison?

Je ne vais pas vous dire qu’on a été sereins tout le long, sur le plan comptable en tout cas. On est arrivés dans ce sprint final avec trois derbys de suite, face à Bursins-Rolle-Perroy II, Gingins et Gland. Il fallait faire des points, c’était obligatoire. On en a fait sept.

Cette dernière victoire à Gland, c’était celle du maintien?

C’était un pas important, en tout cas. Il nous manque encore deux ou trois points pour être complètement tranquille, mais oui, elle nous donne de l’air. La première saison, c’est la plus compliquée, quoi qu’on en dise. Une fois que tu es établi, que tu connais la ligue, c’est bon. Regardez Gland II! Je faisais partie de l’équipe qui est montée en 3e ligue, c’était il y a 20 ans!

Et vous les coulez aujourd’hui, bravo…

Ah, ça, c’est la loi du football… Après, c’est sûr que c’est un peu dommage. On a beaucoup de choses en commun avec eux, les juniors, on a des attaches. Mais sur le terrain, il y a trois points à prendre et aucun cadeau à se faire. Maintenant, si vous me demandez si je suis triste que Gland II redescende d’une ligue, la réponse est oui.

Ce n’est pas fini!

Oui, c’est pour ça que je vous dis qu’on doit prendre encore deux ou trois points. On joue Stade-Lausanne-Ouchy II et Italia Nyon, deux matches compliqués. Même si je pense qu’on peut prendre un point face à Italia, voire mieux…

Et le dernier match? 

A la maison face à Prilly II, un match que l’on devra peut-être absolument gagner. Quoi qu’il arrive, on sera prêts.

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