Yverdon a obtenu le point du match nul face à Naters, samedi après-midi. Un résultat qui a un peu déçu Vittorio Bevilacqua, qui espérait bien confirmer le joli succès obtenu en ouverture de saison à Guin (1-2) la semaine précédente. Joint par téléphone quelques heures après la rencontre, le technicien d’YS s’est montré peu satisfait, principalement de la première période.

Vittorio Bevilacqua, quel sentiment vous anime après ce nul?

C’est dommage, on devait faire mieux devant notre public, une semaine après notre victoire à Guin. Je suis vraiment très en colère quand je repense à la première période. Il n’y avait rien, on était nuls. A Guin, la semaine dernière, j’étais content du résultat, mais aussi de la jouerie. Là, chez nous, on n’a rien montré. Je me suis énervé un peu à la mi-temps, j’ai gueulé. Et je dois dire que je suis content de la réaction de l’équipe. En deuxième période, on a égalisé par Edin Becirovic, qui était entré en jeu. On aurait même pu gagner, on a eu les occasions pour. Alors, si je dois résumer: première période, nulle, mais bonne réaction et bonne deuxième mi-temps.

Avec le retour des blessés, la concurrence s’annonce rude à Yverdon, non?

Oui, il y a du monde maintenant. Mamoudou Mara n’est pas encore qualifié, donc j’ai dû jouer en défense centrale avec Murphy Dimonekene et Sacha Margairaz. Lui, Margairaz, c’est la classe. Il est très très fort et on a de la chance de l’avoir. Je ne comprends pas comment il n’a pas fait de carrière. Enfin bref, il va y avoir Mara et Dadie Mayila rentre dans quinze jours, j’espère qu’il est en forme. Après, devant, Bruno Valente et Edin Becirovic reviennent de blessure, et celle de Yannick Nkufo est moins grave que prévu. Il pourra recommencer à courir lundi. On aura un contingent de 22 joueurs, dont 2 gardiens. Il y aura de la concurrence et certains qui se croient indiscutables ne vont plus jouer. Il y a des joueurs sur lesquels je comptais au départ et dont je ne suis pas content, comme par exemple Manu Bühler, qui n’est plus celui que j’ai connu.

Samedi prochain, vous allez à Echallens, qui a six points en deux matches. Un vrai test?

Echallens, c’est difficile, je sais bien. Ils sont forts, vous n’avez pas besoin de me le dire. Mais nous, on va récupérer vraiment tout le monde. Mara sera qualifié, Valente et Becirovic auront une semaine de plus d’entraînement… Mais on doit corriger nos faiblesses. Aujourd’hui, on est faibles sur coup de pied arrêté. Chaque corner pour l’adversaire, c’est dangereux. On est trop fragiles. Mais on peut jouer un rôle dans ce championnat, reste à voir lequel. Je me suis fixé un premier bilan après cinq ou six matches. Là, je nous évaluerai nous, mais aussi les adversaires, pour savoir si on peut jouer les finales ou non.