Terre Sainte l’a fait! Alors que les hommes de Patrick Duval n’avaient pas remporté la moindre victoire en championnat en 2014, ils sont allés s’imposer lors de la dernière journée à Meyrin sur le score sans appel de 0-4 et ont obtenu leur maintien en 1re ligue Classic. Bulle s’est incliné à Martigny et est donc l’unique relégué romand de cette saison, puisque Baden a eu la bonne idée d’aller s’imposer à Zofingue dans le derby argovien et… de couler son voisin. Monthey, vainqueur à Fribourg (0-2), est donc sauvé en tant que meilleur avant-dernier. La parole au président de l’USTS, joint au téléphone quelques minutes après ce sauvetage de la dernière heure.

Ali Gökok, vous êtes un président heureux ce soir, non?

Un président soulagé, surtout! C’est un peu l’atmosphère générale autour de moi, tout le monde est soulagé de ce dénouement. Vous ne pouvez même pas savoir comment j’étais tendu pendant cette partie, qui s’est décantée vers la fin. On marqué les deux derniers buts, superbes d’ailleurs, en toute fin de partie, mais avant cela c’était un match très engagé, lors duquel on a souffert. On a eu très peur de revivre des événements du passé, et je sentais les joueurs absolument pas sereins. Franchement, j’étais très nerveux aujourd’hui.

Comment avez-vous appris les autres résultats et notamment la victoire de Baden. qui vous sauvait?

Après le match, on s’est tous renseignés et on a pu avoir le sourire. On ne pouvait de toute façon qu’attendre, vu que le maintien ne dépendait pas à 100% de nous. Cette 1re ligue Classic était tellement serrée cette année qu’on ne pouvait être sûr de rien. Pour nous, ce deuxième tour a été très difficile. La fin est heureuse et c’est ce qu’on retiendra, mais le chemin a été compliqué pour que je vous dise aujourd’hui au téléphone que je suis soulagé.

Que s’est-il passé cette saison pour souffrir autant? L’an dernier, vous êtes finaliste. Cette saison, à la trêve, vous étiez le mieux classé des cinq clubs vaudois. Et à la fin du championnat, vous êtes le moins bon club du canton et vous arrachez votre maintien à la dernière journée…

Ça, mon ami, ce sont les dieux du football! L’an dernier, on fait un championnat admirable et cette année c’est plus dur. Que voulez-vous… On va préparer la saison prochaine et il n’y a pas de trêve pour les présidents. Enfin si, là, pendant une semaine on va savourer comme on pourra. Ce n’est pas ce lundi que tout va se jouer, là on va essayer de se détendre un peu quand même!