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De nombreuses inconnues accompagnaient Yverdon Sport en début de saison. Le club allait-il pouvoir à se mêler à la lutte pour les finales, tout en se stabilisant en dehors? En quatre mois, un travail phénoménal a été accompli, tant sur le terrain qu’en-dehors. Deux hommes sont à l’origine de cette progression spectaculaire. Le premier? Mario Di Pietrantonio. Tous ceux qui en parlent le décrivent comme un homme posé, discret et efficace. Il ne fera jamais de grandes phrases dans les journaux, mais parle juste, et bien. Doté de moyens financiers confortables, il a stabilisé Yverdon Sport et cherche désormais à diversifier les sources de revenus du club. Aujourd’hui, il est un président-mécène, mais se préférerait en gestionnaire. Ses efforts vont dans ce sens, mais YS peut et doit lui dire un grand merci. Clairement, une montée en Promotion League serait assumée et même encouragée.

L’autre responsable de la bonne tenue d’YS est un homme un peu plus exubérant et un peu moins discret que son président. Son nom? Vittorio Bevilacqua, évidemment. Volcanique est le mot qui le décrit le mieux. Il peut rester calme pendant quelques jours, mais entrer en éruption à tout moment. Et là, mieux vaut ne pas être à proximité… Mais il est avant tout un entraîneur de très haut niveau et ses excès, qu’il reconnaît, ne feront jamais oublier à quel point il est fort. Si YS est finaliste aujourd’hui, c’est grâce à l’action commune de ces deux hommes. Et grâce aussi aux joueurs, un peu.

L’objectif du début de saison

Il n’a jamais été formulé, ou alors de manière fort différente d’une semaine à l’autre, suivant l’humeur de Vittorio Bevilacqua. Les bonnes semaines, YS devait finir premier, et les moins bonnes, lutter pour la relégation avec Monthey et Martigny… Yverdon sortait d’une période compliquée et devait surtout chercher à se stabiliser. L’été dernier, clairement, on ne parlait pas d’objectif, mais surtout d’assurer l’avenir du club.

Où ils en sont à mi-parcours

Tous les voyants sont au vert, et même plus que cela! Yverdon, aujourd’hui, est deuxième, à trois point d’Azzurri. Surtout YS n’a plus perdu depuis la quatrième journée, enchaînant 6 victoires et 4 nuls lors des dix derniers matches! Impressionnant offensivement, Yverdon Sport possède largement la meilleure attaque du groupe 1, avec 32 buts inscrits en 14 matches. Edin Becirovic, auteur de onze réalisations, est dans une forme optimale et sa rage de gagner entraîne avec lui tout le groupe. Yverdon est aujourd’hui l’un des favoris logiques de ce groupe 1 et cette simple phrase en dit déjà beaucoup sur le chemin parcouru depuis cet été. L’incertitude a disparu et YS dispose de solides garanties sportives.

Le joueur du premier tour

Impossible de dire qui de Dadie Mayila, Sacha Margairaz et Edin Becirovic mérite le plus ce titre honorifique, même si Juan Manuel Parapar, très fort mais très irrégulier, mériterait peut-être aussi une mention. Les trois hommes ont été essentiels, chacun à leur manière.

Mayila, aux études à l’étranger en début de championnat, est revenu dès la cinquième journée. Depuis, Yverdon ne perd plus. Sans lui, YS avait encaissé 9 buts lors des 4 premiers matches. Depuis son arrivée? 12 buts pris en 10 rencontres. Une coïncidence? Non. Il a réalisé des performances de très haut niveau, devenant immédiatement le chef de la défense. L’ancien défenseur central du LS a été énorme.

De plus, son retour a permis à Sacha Margairaz de se fixer au poste de numéro 6 où il excelle. A 34 ans, il est au top physiquement et s’implique aussi bien sur le terrain qu’en dehors pour le bien du club. Ses qualités footballistiques auraient dû en faire un joueur de Super League et il le sait pertinemment. Il entend bien profiter de ses dernières années de footballeur pour marquer les esprits et rattraper, un peu, le temps perdu. Il est un leader par l’exemple et répond toujours présent dans les moments difficiles. Un cador.

Le troisième homme fort d’YS en ce premier tour? Edin Becirovic, bien sûr. Une seule statistique? Il a marqué toutes les 74 minutes de jeu! En 10 matches, « Edo » a scoré 11 fois. Tout est dit. A chaque match, il fait taire un peu plus les sceptiques, ceux qui le voyaient trop vieux, trop lent, usé, fatigué. Tous ceux-là, il leur répond chaque semaine sur le terrain. Il est un guerrier, un vrai, un homme qui se bat sur chaque ballon et est souvent là pour le mettre au fond. Un dernier chiffre, encore plus fort? Il a marqué lors de chacun des dix matches qu’il a disputé, sauf à Echallens et à Stade-Lausanne!

Le point positif du premier tour

Peut-être l’état d’esprit. Il y a eu des conflits, car il y a des tronches dans le vestiaire, mais ils ont été vite réglés grâce au duo Di Pietrantonio-Bevilacqua, aussi différent que complémentaire. Le président est un homme qui déteste les conflits, mais qui sait prendre des décisions fortes comme lorsqu’il a décidé de se séparer de Bedri Gashi pour des raisons extra-sportives. Son entraîneur est moins diplomate, mais leur action commune fait que les joueurs n’ont pas l’impression de tout commander. Les leaders (Margairaz, Becirovic) assument ce rôle sur le terrain, en étant les meilleurs de leur équipe. Les autres suivent et l’équilibre, pour l’instant, est le bon. A YS, cette saison, les rôles sont clairement définis et les luttes d’influence bien moins importantes que par le passé.

Le point à améliorer au deuxième tour

Difficile à dire. On demanderait bien à Vittorio Bevilacqua d’être plus gentil avec les journalistes, mais cela fait longtemps qu’on a arrêté de croire au Père Noël. Plus sérieusement, Yverdon n’a pas grand-chose à changer, tant son premier tour a été bon. Enfin, si, juste une chose: YS joue de manière très spectaculaire, à l’image de son entraîneur, qui veut toujours aller de l’avant, mais a de la peine à tenir un score. Jamais Yverdon ne termine un match en ayant gagné 1-0. En fait, Yverdon a toujours pris un but cette saison, sauf lors du dernier match face à Guin (0-0), lors duquel son gardien Marc Ummel a sauvé un penalty. En championnat, ce n’est pas très grave, car YS gagne 3-1 (Meyrin), 5-1 (Terre Sainte) ou 5-2 (Monthey), mais en finales, il faudra être beaucoup plus intransigeant. Des équipes comme Baden, Kriens ou Zoug ne manqueront pas de punir une équipe trop enthousiaste et incapable de fermer le jeu.

Ce qu’il va se passer cet hiver

Une arrivée est déjà officielle, celle du très jeune attaquant argentin Matias Chavarria. A 19 ans, il est présenté comme un prodige par le club nord-vaudois, qui le tient en très haute estime. Il s’entraîne au Stade Municipal depuis le début de saison et sera qualifié pour le deuxième tour. Sinon? Aucun départ n’est annoncé et le club cherche, peut-être, un numéro 10 de grande valeur, même si Manu Bühler, Eros Pitronaci et Toni Jankuloski peuvent assumer ce rôle sans aucun problème. Disons que, pour augmenter encore les chances de son équipe de disputer les finales, Mario Di Pietrantonio serait disposé à faire encore un petit effort cet hiver.

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