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Maxime Brenet: « Trois mois, c’est court pour se faire une place »

L'ancien portier du Mont s'est laissé six mois pour tenter l'aventure à l'étranger. Sans réussite. Le Français vient donc de signer à Yverdon, où il entre en concurrence avec Ludovic Zwahlen pour une place de titulaire dans les buts.

1re ligue, Interviews - 20 février 2017

L'ancien portier du Mont s'est laissé six mois pour tenter l'aventure à l'étranger. Sans réussite. Le Français vient donc de signer à Yverdon, où il entre en concurrence avec Ludovic Zwahlen pour une place de titulaire dans les buts.

Yverdon Sport s’est donné les moyens de ses ambitions en début de saison, se bâtissant un groupe extrêmement solide qui devrait leur permettre d’atteindre les finales, leur objectif avoué. L’alchimie a mis un peu de temps à prendre, mais si les Nord-Vaudois sont leader de première ligue à mi-parcours, ce n’est pas un hasard. Si bien que, cet hiver, Philippe Perret n’avait qu’un seul désir: combler le départ de Kennedy Matos Rodrigues, son second gardien. Son successeur? Maxime Brenet, dernier rempart du FC Le Mont entre 2014 et 2016. «YS» n’avait déjà pas fait les choses à moitié cet été, lorsqu’il s’agissait de faire venir dix nouveaux joueurs en quelques semaines. Alors, forcément, quand le club a trois mois pour se focaliser sur un seul poste, le résultat en jette. On a donc voulu en savoir plus sur le Français de 24 ans, qui avait quelque peu disparu des radars après son départ du Mont, en juin. Il a gentiment accepté de répondre à nos questions.

 

Maxime, où étiez-vous passé ces six derniers mois?

J’ai voulu tenter l’aventure à l’étranger. Serge Duperret m’a proposé de renouveler mon contrat, qui s’est terminé le 30 juin dernier, au Mont. Le championnat suisse reprenant ses droits très tôt, j’ai dû faire un choix. Soit j’acceptais l’offre du président montain, soit je prenais un risque, celui d’attendre et de voir si une proposition intéressante arrivait de l’étranger.

Et puis?

Et bien… les semaines ont passé et cette chance n’est jamais arrivée. J’ai eu des contacts, des demandes de test, mais rien de très concret ni de suffisamment sûr en terme d’emploi. Partir d’ici, ça signifiait également essayer de vivre du football ailleurs, et de ne pas avoir à travailler à côté.

Quelle destination aviez-vous en tête?

Vu mon gabarit, j’aurais adoré pouvoir jouer en Espagne. Mais j’ai eu des touches un peu partout, même en Iran, c’est pour vous dire. Finalement, la destination m’importait assez peu. Ce que je voulais, c’était découvrir autre chose. Avec cette idée en tête, j’aurais pu aller quasiment n’importe où.

Retour à Baulmes. Jouer pour Le Mont, en Challenge League, ça a été une bonne expérience?

Oui, c’est certain. C’était ma première, et ma seule, d’ailleurs, expérience à ce niveau. Cela c’est bien passé et, deux saisons en Challenge League dans les jambes, ça fait bonne impression sur le CV. Et puis, j’y ai rencontré beaucoup de joueurs que je retrouve à Yverdon. Gilberto Reis, Matt Moussilou, Alexandre Khelifi, Aurélien Chappuis…

C’est eux qui vous ont ramené à «YS»?

Non, pas vraiment. En fait, j’ai rencontré Philippe Perret lorsque j’étais à Fribourg. Cela a beaucoup facilité les contacts.

Alors vos envies d’ailleurs, c’est fini, vous n’y pensez plus?

Pas du tout! Cela fait un petit moment que je suis au courant de la situation à Yverdon. Philippe Perret m’a averti qu’il cherchait un deuxième gardien. Je lui ai répondu que cela m’intéressait, mais que je ne fermais pas pour autant la porte à l’étranger. Il a été parfaitement transparent avec moi concernant les offres qu’il recevait  pour ce poste durant l’hiver et, de mon côté, je le tenais au courant de mes recherches de club à l’étranger.

Et donc, pas plus de succès que cet été?

Malheureusement pas. J’ai attendu le dernier moment mais, de nouveau, je n’ai rien reçu de suffisamment sûr. J’ai donc prévenu Philippe qu’il pourrait compter sur moi ce printemps.

Après avoir joué en Challenge League, vous ne considérez pas cela comme une régression?

Franchement, non. J’ai reçu plusieurs propositions pour jouer en 1ère ligue, Promotion League et même Challengue League, mais jamais rien qui m’aurait permis de passer professionnel. Du moment que je continue à travailler à côté, autant choisir un club ambitieux, qui possède un projet intéressant. C’est le cas d’Yverdon et je suis très content d’y être.

Malgré tout, pendant cette demi-saison sans club, vous avez quand même touché quelques ballons, non?

Oui, je me suis entraîné à Neuchâtel, avec Xamax, pendant tout ce temps. Je connais bien leur entraîneur des gardiens, Luca Ferro, et celui-ci a accepté que je le rejoigne quatre à cinq jours par semaine. À côté de ça, j’ai aussi dépanné deux-trois équipes qui cherchaient un portier pour certains de leurs matches amicaux. À chaque fois, heureusement, j’ai eu beaucoup de boulot.

Maxime, vous n’avez pas vraiment le profil d’un gardien numéro 2, comme le recherchait Philippe Perret. Vous savez comment cela va se passer avec Ludovic Zwahlen, qui a fait un très bon premier tour?

On m’a dit que cela allait être une concurrence. Bien sûr, je ne m’attends pas à être titulaire au début. Vous l’avez dit, Ludovic a fait du bon travail cet automne et il est arrivé ici le premier. La seconde partie du championnat ne dure que trois mois, voire quelques semaines de plus si on atteint notre objectif des finales, ça ne me laisse pas beaucoup de temps pour obtenir une place dans les buts. À moi de faire le maximum aux entraînements et de savoir saisir ma chance quand elle viendra pour mettre la pression sportive sur Ludovic. Mais, si je me suis entraîné dur depuis que j’ai quitté le Mont, c’est bien pour être prêt pour ce genre de défis.

Maintenant que vous êtes à Yverdon, qu’en est-il de vos ambitions?

Ce qui est sûr, ce que pour l’intégralité du second tour, je suis entièrement dévoué à mes nouvelles couleurs. Ensuite, cela dépendra de beaucoup de facteurs. Mais, je me répète, le projet d’«YS» est ambitieux et me plaît. Alors, si les choses se passent bien, pourquoi ne pas voir les choses à plus long terme ici.

 

Un article rédigé par Florian Vaney

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